Dans les capitales italiennes, la limite de 30 km/h pour les véhicules s’étend déjà sur environ 2 700 kilomètres de routes. Cette limite, par exemple, est déjà imposée sur 283 kilomètres de chaussée dans la ville de Milan, où le conseil municipal vient de décider de l’appliquer à partir du 1er janvier 2024 à l’ensemble de la ville, à l’exclusion de certaines voies rapides. Une décision qui a suscité de nombreuses polémiques.
Les chiffres sur les routes concernées sont encore faibles, par rapport à une limite nationale de 50 km/h pour la circulation dans les centres-villes. Il s’agit principalement de zones centrales, où la vitesse est limitée par des résolutions municipales afin de contenir les risques d’accidents de la route, de ralentir la circulation et d’augmenter la sécurité. La cartographie émerge des données collectées par Legambiente via le questionnaire Urban Ecosystem : 66 villes italiennes ont répondu en fournissant ces données, relatives à 2021.
En rapportant l’extension de ces zones à 30 km/h au nombre d’habitants, certains ressortent les meilleures pratiques: à Verbania, par exemple, il y a environ 170 compteurs à 30 par heure pour cent habitants. Toujours à Cesena, Bergame et Trévise, il y a plus de cent mètres avec cette limite de vitesse pour 100 habitants. Pour être clair, cet indicateur chute à environ 35 mètres pour 100 habitants à Florence ou Turin, alors qu’à Milan il s’arrête encore à 20 mètres pour cent habitants.
C’est à partir de cette photographie que commence la volonté de nombreuses villes de ralentir davantage, conformément aux demandes du Parlement européen, exprimées avec la résolution du 6 octobre 2021. Comme à Milan, également à Bologne la limite de 30 km/h approuvée novembre dernier deviendra opérationnel dans toute la ville en juin 2023 : certaines voies à grande vitesse subsisteront, tandis que dans certaines zones résidentielles la vitesse ne dépassera pas 10 km/h. La municipalité de Turin, en revanche, disposera de quatre mois pour mettre en œuvre les indications du conseil sur les routes sans priorité de passage. Ce sera ensuite le tour de Parme, qui en 2024 partira du centre historique et couvrira ensuite les zones résidentielles du périphérique.
Enfin, la capitale n’a pas répondu au questionnaire Legambiente en raison de la difficulté d’obtenir des données auprès des municipalités individuelles, mais une trentaine de zones existent déjà. Comme via Fori Imperiali, via Labicana, via Terme Deciane, Casal Bertone ou Ostia Antica. Et le Capitole se souvient d’avoir obtenu trois millions et demi d’euros pour concevoir 69 îlots environnementaux et 30 zones.Les études de faisabilité, déjà achevées, ont identifié le périmètre et les portes d’accès.

