Un employé du service des urgences a demandé à la demandeuse d’asile mauritanienne de 23 ans de payer d’abord 2 000 euros car elle n’avait pas d’assurance maladie. Elle n’avait pas cet argent dans sa poche et elle a donc été renvoyée. Son fils est finalement né à l’hôpital Brugmann un peu plus loin. Ceci est rapporté par les journaux Mediahuis.
Selon l’UZ Jette, il s’agissait d’un cas exceptionnel. “En principe, nous prodiguons des soins à tous ceux qui en font la demande, quel que soit leur statut”, a déclaré un porte-parole aux journaux. «Nous prenons cela au sérieux. L’employé impliqué a donc été sanctionné.
remboursement
Les quelque 2 700 demandeurs d’asile inscrits sur la liste de Fedasil ne reçoivent non seulement aucun accueil, mais également aucun soin médical. C’est pourquoi plus de demandeurs d’asile qu’auparavant cherchent refuge dans les services d’urgence des hôpitaux voisins, confirme également Médecins sans frontières aux journaux. L’organisation a mis en place un centre médical au centre de demande d’asile à Bruxelles. Entre 85 et 90 % de leurs patients sont des demandeurs d’asile, explique David Vogel, coordinateur du centre.
Après l’accouchement, aucune des sages-femmes de l’hôpital Brugmann n’a voulu travailler avec Fedasil car l’agence tardait à rembourser les frais. « Si nous sommes contactés en vue d’un retard de paiement, nous essaierons bien entendu d’y remédier le plus rapidement possible. Incidemment, nous avons également recruté du personnel supplémentaire pour cela », déclare Lies Gilis, porte-parole de Fedasil, dans les journaux.

