«Il y a eu des fluctuations de prix injustifiées et le système est intervenu sur la distribution en libre-service, où il est possible d’effectuer des contrôles via des plateformes qui permettent de comparer les prix avec ceux des distributeurs hors réseau». La parole est à Diego Cattoni, président de l’Aiscat, l’association des concessionnaires d’autoroutes.
Monsieur le Président, les stations-service présentes sur le réseau autoroutier ont-elles profité de l’augmentation des accises pour faire monter les prix, au détriment des automobilistes qui ont du mal à aller faire le plein ailleurs sur l’autoroute ?
Il me semble clair qu’il y a eu des augmentations injustifiées dans plusieurs parties, à la fois sur et hors du réseau autoroutier. Je crois que les contrôles sont utiles et nécessaires. Les contrats par lesquels les concessionnaires confient la gestion des aires de desserte, par le biais d’appels d’offres vérifiés par le ministère de l’équipement, prévoient que les prix des carburants ne peuvent excéder les prix pratiqués hors réseau, à moins, comme cela se produit, qu’il ne soit pas nécessaire de couvrir les coûts de des services qui doivent être garantis 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, comme ceux destinés au personnel.
Pouvez-vous mieux expliquer le fonctionnement de votre système ?
Sur le réseau autoroutier il y a plus de 450 stations-service où il y a des sous-concessions avec des contrats non homogènes. L’incidence des redevances, que les distributeurs doivent verser aux concessionnaires dans le cadre d’appels d’offres pour la gestion des stations-service, sur le niveau des prix est quasiment insignifiante. Ce ne sont pas eux qui font grimper les prix par rapport aux stations-service hors réseau autoroutier. De plus, ce sont des moyens de rembourser les investissements que le concessionnaire peut avoir réalisés dans la zone. Notamment pour le réseau Aspi, 93 % des redevances sont reversées pour réduire le coût des péages. Les appels d’offres sont supervisés par le Ministère des Infrastructures et sur la base de ceux-ci sont établis les contrats entre les concessionnaires et les gestionnaires de stations-service. Les contrats les plus récents prévoient une régulation du niveau des prix des carburants ; dans de nombreux cas, des plates-formes permettent de comparer les niveaux de prix avec ceux d’un échantillon de distributeurs hors réseau et des contrôles quotidiens sont effectués. Les inspecteurs sont censés aller vérifier ces prix. Nous avons vu des augmentations anormales sur le net, mais le secteur a réagi avec des contrôles pour éviter des écarts majeurs. Des vérifications ont été faites et sont toujours en cours pour vérifier le système de 450 stations.

