Régénération urbaine
En troisième lieu, il convient de souligner les investissements pour la régénération urbaine, qui envisagent d’une part le réaménagement des banlieues dans un sens urbanistique et d’autre part l’amélioration des nœuds d’échange. Par exemple, le quartier de Rubatino, qui à lui seul devrait bénéficier d’environ 70 millions. Enfin, il convient de rappeler qu’en ce qui concerne les plans urbains intégrés, qui appartiennent à la ville métropolitaine, 40 % des investissements incombent à la ville de Milan.
«2023 – déclare Carmine Pacente, chef de la commission des fonds européens de la municipalité de Milan – sera une année décisive. Jusqu’à présent, hormis le programme européen React qui expire fin 2023, nous avons essentiellement prévu sur le Pnrr. Maintenant, il va falloir faire les investissements, ce qui est le plus difficile compte tenu des délais très serrés. Le suivi – poursuit Pacente – à la fois technique et politique dans cette phase est essentiel pour vérifier en permanence l’avancement des travaux et le respect des délais, et se fera à la fois en commission et en classe”.
Les problèmes non résolus
La gestion du Pnrr apporte inévitablement des problèmes, ou plutôt, elle fait ressortir les problèmes non résolus en Italie, comme le soulignent les dirigeants européens et municipaux.
Selon Francesco Monaco, chef du département d’appui aux politiques européennes de l’Ifel et selon Dario Moneta, directeur de la gestion et du suivi des plans à Milan, nous nous sommes heurtés ces dernières années à une bureaucratie excessive et parfois à la faible formation de l’administration publique, qui n’a entre-temps pas été renouvelé. De plus, souligne Moneta, les bas salaires et la compétitivité du secteur privé font que les professionnels les mieux formés ne se consacrent plus aux projets publics, mais choisissent d’autres emplois plus rémunérateurs. Alors qu’au lieu de cela, précisément dans ces années, il serait nécessaire de disposer de nouvelles ressources humaines hautement qualifiées.
A tout cela s’ajoute le problème des soldes des comptes courants des Communes. Car si le Pnrr sert à construire les infrastructures, alors ce sont les Communes qui devront les gérer en rémunérant le personnel.

