L’indemnisation financière des enfants des victimes du scandale des allocations est insuffisante. Ils reçoivent un montant unique, mais leurs dettes ne sont ni remboursées ni remises. Il existe un risque que les créanciers saisissent l’indemnisation. C’est la conclusion du médiateur des enfants de Rotterdam, Amsterdam et du médiateur des jeunes de La Haye dans un article d’opinion pour CNRC.

L’administration fiscale et douanière verse un régime dit enfant : une allocation pour les enfants de victimes, car « les enfants et les jeunes ont aussi été dupés ». Selon leur âge, ils perçoivent une somme comprise entre 2 000 et 10 000 euros.

Mais tout comme leurs parents, écrivent les médiateurs pour enfants, certains de ces enfants ont également contracté des dettes. Par exemple, il y a des jeunes « qui ont emprunté le maximum à DUO pour pouvoir faire leurs courses ou pour aider à rembourser des dettes auprès du fisc ». Il y a des parents qui ont mis le contrat du fournisseur d’énergie au nom de leur enfant majeur, “parce qu’eux-mêmes risquaient d’être coupés”.

Contrairement à leurs parents, ces dettes ne sont pas encore remboursées ou remises. “Ces jeunes sont dans le pétrin depuis des années”, déclare Stans Goudsmit, le médiateur des enfants de Rotterdam. “Nous devons les aider avec ces dettes.” Elle prône « l’argent sûr » : un « bouton pause » pour tenir temporairement les créanciers à distance – afin qu’ils ne puissent pas saisir l’indemnisation. Des réglementations ont été mises en place à Amsterdam, Rotterdam et La Haye, mais selon les médiateurs, il devrait y avoir un tel bouton de pause “au niveau national”.

“Les parents se sentent coupables”

Goudsmit dit que l’absence d’un tel système provoque des troubles parmi les victimes. « Les parents se sentent coupables envers leurs enfants. Ils disent : tant que mon enfant ne peut pas continuer, je ne peux pas non plus.”

Selon la secrétaire d’État Aukje de Vries (Allocations, VVD), “probablement environ 90 000 enfants” sont éligibles au régime pour enfants, selon ses explications sur le site. On ne sait pas combien d’entre eux ont des dettes. Lorsqu’on lui demande si le programme a résolu les problèmes financiers des enfants, elle répond : « Je n’y crois pas, je ne pense pas qu’on puisse tout régler. C’est vraiment un coup de main pour les enfants.

Jeudi, la Chambre des représentants a adopté une motion stipulant que le gouvernement prendra des dispositions avec les municipalités pour aider ces jeunes à rembourser leurs dettes.

Lire ici l’article d’opinion des trois médiateurs

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