“Je n’ai pas reçu de financement électoral de Fight Impunity mais seulement un don de quelques milliers d’euros qui a été versé au syndicat”. C’est ce qu’a déclaré Luca Visentini, le secrétaire général de l’Ituc arrêté puis relâché dans le cadre de l’enquête du Qatargate.
Une déclaration qu’il a lui-même modifiée, avec une deuxième phrase dans laquelle il parle de “quelques dizaines de milliers d’euros reversés au syndicat pour des dépenses traçables”. Le chiffre n’est donc pas clair.
1) A combien s’élève le don de Fight Impunity, l’ONG de Panzeri ?
Dans une enquête qui traite de corruption internationale, comprendre de quel chiffre on parle n’est pas un détail. La figure de Visentini est probablement moins pertinente dans cette enquête. Et il est vrai qu’il a été immédiatement relâché après son arrestation. Cependant, sa figure de syndicaliste mérite d’être précisée. Il faut aussi comprendre la manière dont cet argent est arrivé de l’ONG de Panzeri.
2) S’agissait-il d’un virement bancaire depuis le compte de l’ONG Fight Impunity ? Ou un don en espèces ?
Il est clair qu’à des fins d’exactitude et de transparence, l’argent donné doit être tracé, et il en va différemment si les dons sont faits en espèces.
3) Le don a-t-il été versé au compte du syndicat ou à celui du secrétaire ?
Ce point mérite également d’être clarifié : si une ONG veut financer un syndicat, il serait normal que l’argent finisse dans les caisses de l’entreprise. Visentini, qui parle de dépenses « démontrables », serait donc en mesure de répondre. Enfin, l’arrêt sur les conditions de travail au Qatar. Ces derniers mois, la CSI a changé d’avis sur le traitement des travailleurs au Moyen-Orient, rendant des jugements favorables sur le Qatar.

