J’ai déjà signé ma démission. Tarcisio Bertone était secrétaire d’État. Je les ai signés et lui ai dit : En cas de empêchement pour raisons médicales ou que sais-je, voici ma démission. Vous les avez déjà. Je ne sais pas à qui le cardinal Bertone les a données, mais je les lui ai données lorsqu’il était secrétaire d’État». C’est ce que dit le pape François dans une interview au journal espagnol ABC.
Interrogé sur le fait d’avoir nommé plusieurs femmes à de hautes fonctions dans la Curie, mais toujours aucune comme numéro un dans un dicastère, le Pape François répond : « C’est vrai. Mais il y en aura. J’en ai une en tête pour un dicastère qui deviendra vacant dans deux ans. Il n’y a aucun obstacle à ce qu’une femme dirige un ministère où un laïc peut être préfet”.
Début décembre, il y a déjà eu un changement inattendu au sommet des finances du Vatican. Le père Juan Antonio Guerrero Alves, un jésuite espagnol, a renoncé au poste de préfet du secrétariat à l’économie, le dicastère né de la réforme des finances du Vatican en 2014 sur lequel sont concentrées les fonctions de budget, de planification et de contrôle. Le pape a nommé “l’adjoint” de Guerrero, le directeur Maximino Caballero Ledo, actuel secrétaire du Secrétariat, à la tête du dicastère : il est le deuxième laïc à prendre la direction d’un ministère du Saint-Siège après Paolo Ruffini, longtemps Préfet des Communications. Mérida

