La discussion européenne sur un plafond pour le prix de gros du gaz continue de s’éterniser, ce qui bloque d’autres mesures cruciales pour le marché du gaz. Après des heures de réunions à Bruxelles, les ministres de l’énergie se sont à nouveau séparés sans accord mardi soir.

C’est maintenant la cinquième réunion des ministres de l’énergie où le plafond des prix domine la discussion – sans résultat. Il y a encore un grand désaccord sur le prix auquel le soi-disant «mécanisme de correction» devrait entrer en vigueur. Les ministres de l’énergie feront une autre tentative lundi prochain. Le sujet pourrait également être à nouveau abordé lors d’une réunion au sommet des chefs de gouvernement à Bruxelles ce jeudi.

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L’échec des négociations est douloureux, car les chefs de gouvernement avaient confié le sujet aux ministres de l’énergie lors de leur précédente réunion. Il est également gênant que l’impasse bloque un accord sur un important plan d’achat en commun de gaz. Bien que tous les États membres de l’UE soient d’accord avec cela, les partisans fanatiques d’un plafonnement des prix refusent de l’accepter formellement tant que le plafond n’est pas en place. Il en va de même pour un plan qui réglemente la solidarité entre les pays en cas d’urgence et l’approbation accélérée des permis pour les éoliennes et les parcs solaires, entre autres.

Sécurité de livraison

Mais les pays de l’UE sont toujours diamétralement opposés en matière d’intervention sur le marché du gaz. Un groupe d’États membres, dont l’Espagne, la Belgique et la Grèce, plaide sans relâche depuis des mois pour une intervention sur le marché qui limite le prix sur le marché de gros. Les Pays-Bas et l’Allemagne, entre autres, y sont fortement opposés, par crainte des conséquences pour la sécurité d’approvisionnement et la stabilité financière.

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La Commission européenne a introduit un «mécanisme de correction des prix» le mois dernier. Celle-ci entre en vigueur lorsque le prix du gaz sur le marché dit TTF, déterminant pour l’Europe, atteint en moyenne au moins 275 euros par mégawattheure sur une période de deux semaines. De plus, la différence avec le prix pratiqué ailleurs pour le gaz naturel liquéfié (gaz naturel liquéfié, lng) a été payé depuis dix jours et a été supérieur à 58 euros. Selon de nombreux pays de l’UE, cette barre était beaucoup trop élevée. Dans les propositions de compromis, le prix est déjà tombé vers 200 euros aujourd’hui, pour seulement trois jours consécutifs.

Selon le ministre Rob Jetten (Energie, D66), il y a “vraiment encore du travail à faire”. Le ministre tchèque Josef Sikela a évoqué un “équilibre extrêmement fragile” qu’il faut trouver. Il a de nouveau appelé ses collègues ministres à reconnaître l’importance de “l’unité”.



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