Jusqu’à présent cette année, 67 journalistes ont été tués pour leur travail, écrit la Fédération internationale des journalistes (FIJ). C’est bien plus qu’un an plus tôt, quand il y en avait 47. Le déclin semble avoir commencé ces dernières années.

Les journalistes tués cette année sont des journalistes de tout calibre : reporters, caméramans, photographes et rédacteurs. L’organisation attribue cette augmentation principalement à la guerre en Ukraine, qui a tué douze journalistes. De nombreux journalistes ont également été tués pour leur travail au Mexique et en Haïti.

De plus, au moins 375 journalistes sont emprisonnés dans le monde, écrit la FIJ. C’est le nombre le plus élevé depuis que l’organisation a commencé à suivre le nombre de prisonniers il y a deux ans. La liste des pays comptant le plus de prisonniers journalistiques est menée par la Chine (84 personnes, y compris à Hong Kong) et le Myanmar (64 personnes). Les deux pays obtiennent de très mauvais résultats sur classement mondial de la liberté de la presse.

La FIJ qualifie cette augmentation de “préoccupation majeure et d’un signal d’alarme pour que les gouvernements du monde entier prennent des mesures pour protéger le journalisme”. Le syndicat appelle les Nations Unies à agir. Selon l’organisation, il est temps que la communauté internationale s’assure que tous les journalistes emprisonnés illégalement soient libérés.



ttn-fr-33