En huitièmes de finale, la Hollande, la France, l’Angleterre et la Croatie ont joué leur rôle ; le cinquième européen sera le vainqueur de Portugal-Suisse et Luis Enrique veut le rejoindre. Possible d’égaler les six de Russie 2018

L’Europe retrouve son rôle « central » à la Coupe du monde. Certes, il n’était jamais arrivé dans l’histoire de la Coupe du monde que tous les continents soient représentés en huitièmes de finale. La suprématie a été possible grâce à la présence de l’Australie, qui a passé pour la deuxième fois le tour, et de l’Asie du Japon et de la Corée du Sud.Beaucoup étaient prêts à parier que le Vieux Continent était sur le point de descendre du trône du football mondial, occupé sans interruption depuis 2006 (dans cet ordre, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et la France ont triomphé). Et au contraire les résultats des huitièmes de finale disputés jusqu’ici ont relancé les cotations des européennes, toutes capables d’accéder au tour suivant. Un quatre sur quatre retentissant en attendant CR7 ou la Suisse et l’Espagne.

COMME EN FRANCE ?

Dès le début de la phase à élimination directe, soit dès samedi après-midi, les Pays-Bas, qui ont battu les États-Unis, la France, qui a battu la Pologne, l’Angleterre, qui a battu le Sénégal, et la Croatie, qui a souffert jusqu’aux tirs au but pour vaincre le Japon. En plus de l’Argentine, qui a évincé l’Australie, et du Brésil, qui a plié la Corée du Sud, l’Europe a donc fait le plein, envoyant en avant ses quatre représentants qui ont pris le terrain jusqu’ici. Aujourd’hui Maroc-Espagne et Portugal-Suisse sont programmés et donc, dans le pire des cas, les européennes qui pourront viser la coupe seront cinq. Si, en revanche, Luis Enrique fait son devoir contre le Maroc, le tableau sera similaire à Russie 2018 où il y avait 6 équipes nationales du Vieux Continent en lice pour les quarts de finale (France, Belgique, Russie, Suède, Angleterre et Croatie). Il y aurait aussi une autre analogie : aujourd’hui comme il y a quatre ans, il n’y aurait que deux continents représentés : l’Europe et l’Amérique du Sud. Il y a eu quatre quarts de finale européens en 2014, trois en 2010 et six en 2006.

BRÉSIL VARIABLE

La grosse différence par rapport à 2018, c’est le retour de l’Argentine dans les nobles du football mondial, qui en Russie avait été éliminée en huitièmes de finale par la France. L’objectif de l’Albiceleste est d’aller jusqu’au bout, comme au Brésil en 2014. La Seleçao a été la dernière… non européenne à soulever la Coupe : en 2002, elle a plié l’Allemagne grâce au Phénomène Ronaldo. Désormais, toute une nation espère que Neymar, qui est revenu contre la Corée et a immédiatement marqué, répétera les exploits de l’ancien joueur de l’Inter. Si l’Espagne élimine le Maroc, nous aurons la certitude qu’un Européen arrivera du bon côté du tirage au sort en finale ; à gauche, le Brésil et l’Argentine pourraient se retrouver en demi-finale. La dernière finale de Coupe du monde était entièrement européenne (France-Croatie), mais la même chose s’est produite en 2010 (Espagne-Pays-Bas), en 2006 (Italie-France) et en 1982 (Italie-Allemagne). Une finale entièrement sud-américaine n’a pas eu lieu depuis 1950 et l’attente est vouée à se poursuivre.



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