2024 devrait être une année de reprise dans le sillage de l’amélioration générale de la conjoncture internationale, accompagnée de la poursuite de la reprise de l’inflation qui baisse à +2,5% et +3,2% au Centre-Nord et au Sud sur l’année . On estime que le PIB augmentera de 1,5% au niveau national en 2024, sous l’effet de +1,7% au Centre-Nord et de +0,9% au Sud.
Désertification universitaire
Un autre élément qui ressort de l’enquête concerne le domaine de l’éducation, et en particulier l’université. Selon Svimez, en effet, en 2041 le Sud et les Iles perdront 27% de membres, le Centre et le Nord environ 20%. La désertification universitaire du Sud est donc en marche, notamment dans les localités les plus petites et les plus périphériques. Au cours des vingt dernières années, environ 1,2 million de jeunes ont quitté le Sud. Un sur 4 est diplômé. Sur la seule année 2020, 67 000 jeunes sont partis et la part des diplômés est passée à 40 % Sur la période 2002-2020, la perte nette de jeunes a été de 770 000, celle des diplômés d’environ 250 000.
Pour la seule année 2020, le solde net global est d’environ 45 000 jeunes. Dont 20 mille diplômés.
L’industrie du Sud plus exposée à la course des prix de l’électricité et du gaz
L’augmentation des prix de l’électricité et du gaz se traduirait par une augmentation de la facture annuelle de 42,9 milliards d’euros pour les industriels. Parmi ceux-ci, environ 20% (8,2 milliards) se trouvent dans le Sud, dont la contribution à la valeur ajoutée de l’industrie nationale est inférieure à 10%. La poussée inflationniste implique une érosion particulièrement alarmante des marges bénéficiaires et des risques opérationnels plus concrets pour les entreprises du Sud.
Les interventions en pleine pandémie de Covid ont tamponné l’urgence
Selon la photographie prise par Svimez, les interventions de sauvegarde lancées en pleine pandémie, du blocage des licenciements, aux filets sociaux dérogatoires jusqu’au Rem qui s’est ajouté au revenu de base, ont tamponné le social et l’emploi des urgences qui, autrement, auraient pris des proportions dramatiques. Net de l’aggravation des conditions observée en 2020 – souligne encore Svimez -, toutes ces mesures ont eu des effets significatifs dans la lutte contre la pauvreté. En 2020, donc, les “transferts gouvernementaux substantiels” ont préservé les conditions économiques des familles, limitant fortement la baisse des revenus. Sans ces interventions, il y aurait eu près de 2,5 millions de familles pauvres, soit près de 450 000 de plus que la valeur enregistrée en 2020 (un peu plus de 2 millions), ce qui correspond à plus d’un million de personnes en moins dans des conditions de pauvreté absolue (-750 000 dans le Sud et -260 mille au Centre-Nord). Sans les débours, les familles en situation de pauvreté absolue auraient été de 9,4% au lieu de 7,7%, l’incidence pour les personnes aurait augmenté à 11,1% au lieu de s’arrêter à 9,4%. En particulier, dans les régions du sud, sans subventions, l’incidence de la pauvreté absolue parmi les familles aurait atteint un pic dramatique d’environ 13 familles pour 100 (13,2 % dans le sud et 12,9 % dans les îles), ce qui, grâce aux interventions de 3,4 points dans le Sud et de 4,5 points dans les Îles.
L’inflation touche les familles les moins aisées, concentrées dans le Sud
Svimez insiste sur le fait que la crise inflationniste présente des risques concrets pour la soutenabilité des budgets des ménages et des entreprises, avec des effets plus alarmants dans le Sud. Concernant les familles, les plus modestes souffrent le plus des conséquences de l’augmentation des factures d’énergie et des produits de première nécessité, pour lesquels l’incidence des coûts « incompressibles » couvre environ 70 % de la consommation totale. Ces familles sont principalement concentrées dans le sud de l’Italie. Sur la base des données Istat 2021, en effet, un ménage sur trois résidant au Sud est dans le premier quintile de dépenses équivalentes (il a une dépense mensuelle moyenne inférieure ou égale à la dépense moyenne des 20% les plus pauvres de tous familles italiennes). Dans d’autres régions du pays, le pourcentage est beaucoup plus faible : les ménages placés dans le premier quintile de dépenses sont de l’ordre de 13 % au Nord et un peu plus de 14 % au Centre. Considérant l’inflation acquise pour la dernière année de 8% pour tous les postes de dépenses (données prévisionnelles Istat se référant à octobre 2022), une augmentation de 8,9% est observée pour l’alimentation et de 34,9%% pour le poste “logement, eau, électricité et dépenses de le carburant”.

