Sortie anticipée ad hoc pour les travailleurs exerçant des activités lourdes et pénibles
Pour les individus exerçant des tâches pénibles et pénibles, un parcours d’accès à la retraite un peu plus court est déjà envisagé par rapport à celui des autres travailleurs. Le gouvernement pourrait opter pour une révision de l’audience actuelle, élargissant la zone de chalandise, identifiant des filières de sortie anticipée distinctes par catégorie.
Incitations à reporter la retraite
Les dernières données contrôlées par l’INPS ont montré qu’au cours des 10 prochaines années, environ un tiers des fonctionnaires pourraient accéder à la retraite. Avec pour conséquence d’augmenter le risque de pénurie d’effectifs, qui est déjà une réalité du côté de la santé publique. Aussi pour cette raison, le gouvernement pourrait dépoussiérer dès 2024 l’idée, mise au placard ces derniers jours également en raison des perplexités des techniciens du MEF quant à son impact réel sur les finances publiques, d’incitations à inciter au report de la retraite sinon complètement anéanties du moins pour certains secteurs. L’hypothèse qui a été évaluée ces dernières semaines avant d’être rejetée (du moins pour le moment) reposait sur une déduction fiscale. En d’autres termes, les cotisations de 33 % envisagées pour les salariés seraient annulées pour toutes les années de report de départ à la retraite et le même travailleur verrait son salaire grossir chaque mois avec la part de cotisation (9,19 %) à sa charge. Au moment de l’accès effectif à la retraite, le montant de l’allocation de sécurité sociale serait resté celui acquis au moment du report.
La séparation de l’assistance et de la sécurité sociale
La dernière mise à jour du Def présentée par le gouvernement montre qu’en 2023 les dépenses de retraite atteindront 16,1% du PIB (+0,5% par rapport à 2022) et qu’en 2024 elles augmenteront encore à 16,6%. Une tendance loin d’être rassurante, due aussi aux contrecoups de la course à l’inflation. Mais les syndicats ont longtemps fait valoir que le ratio dépenses/PIB serait en réalité plus faible car il faudrait l’épurer du poids des postes sociaux. Et le gouvernement semble aussi sérieusement soucieux d’évaluer une séparation, du point de vue des finances publiques (mais pas seulement), de la sécurité sociale de l’assistance.
Limiter l’ajustement à l’espérance de vie et réduire les pensions dorées
Au sein du nouveau chantier de la Sécurité sociale qui s’apprête à s’ouvrir, deux propositions auxquelles Fdi tient beaucoup seront certainement discutées et qui, sans surprise, ont été évoquées dans la campagne électorale par Giorgia Meloni elle-même. La première, qui affecte directement la structure actuelle du système de retraite, prévoit l’arrêt de l’ajustement automatique de l’âge de la retraite à l’espérance de vie. La deuxième intervention possible est représentée par le recalcul, au-delà d’un seuil élevé, des pensions dites « dorées » qui ne correspondent pas aux cotisations effectivement versées.

