« Nous avons toujours reconnu l’importance de confronter les partenaires sociaux. Notre approche en est une d’ouverture et de respect total. Où cette confrontation nous mènera dépendra de l’approche et de la disponibilité de chacun ». C’est ainsi que le Premier ministre, Giorgia Meloni, en rencontrant les syndicats au Palazzo Chigi, initie le dialogue. «Nous sommes confrontés au moment le plus difficile de l’histoire de la République et cela exige une responsabilité supplémentaire de la part de tous. Il faut mettre de côté les idées reçues et, dans le respect des différentes convictions, il faut essayer de raisonner toutes dans le même sens, la défense de l’intérêt général ».
Le travail est la priorité absolue
Dans le discours du Premier ministre, les urgences sur lesquelles l’exécutif compte intervenir avec les prochaines mesures de politique économique trouvent place. « En ce moment, la priorité des priorités est le travail, la grande criticité italienne. L’Italie a l’un des taux d’emploi les plus bas de l’Ouest, l’un des taux d’emploi féminin les plus bas, l’un des taux de travail non déclaré les plus élevés ».
Vous risquez des retraites futures inexistantes
“Nous sommes en pleine crise sociale internationale, nous sortons d’une pandémie, il y a une crise énergétique en cours, une hausse du coût des matières premières, une inflation proche de 10%, des salaires largement insuffisants, les bas prix d’aujourd’hui les retraites, et celles futures risquent d’être inexistantes », affirme le premier ministre. « Nous avons aussi une taxe sur le travail qui est un gros frein, des taux d’intérêt qui repartent à la hausse. En fin de compte, ce n’est pas une situation facile que nous trouvons, mais nous y ferons face ».
Non à l’opposition, je serai loyal
L’approche tend à exclure une ligne mur à mur. « On peut décider d’affronter cette situation dans une logique d’opposition, ou décider de le faire dans une logique de collaboration. Mon approche personnelle sera celle de la loyauté et de la transparence, et je suis sûr que je peux trouver la même attitude de l’autre côté de cette table également ».
Tous les dossiers sur la table
Aux côtés de Meloni, les ministres des entreprises et du made in Italy Adolfo Urso, Paolo Zangrillo, Marina Calderoni à Lavoro, Giancarlo Giorgetti à l’Économie et le sous-secrétaire à la présidence du Conseil, Alfredo Mantovano. Assis de l’autre côté de la table les sommets des principaux acronymes (dont Ugl). Le rendez-vous, réclamé haut et fort par les syndicats, intervient à la veille du feu vert du Conseil des ministres au quatrième décret d’aides, qui met 9,1 milliards dans l’assiette, comme l’a annoncé ce matin le ministre de l’Economie lors d’une audition le les Nadef.

