Les familles vivant dans les régions du Nord-Est, en Sicile et en Sardaigne sont celles qui ont le plus perdu de pouvoir d’achat en raison de la poussée de l’inflation. La raison de cet écart par rapport aux autres territoires réside dans l’incidence de certaines catégories de dépenses dans la hausse des prix à la consommation et dans le panier de dépenses des ménages : alimentation, transport (et donc essence) et frais de logement (factures comprises.), en fait, affectent négativement les domaines dans lesquels ils “pesent” le plus.
L’analyse, prévue pour Sole 24 minerai lundi, est contenu dans le rapport «L’économie des régions italiennes» que la Banque d’Italie a présenté le 3 novembre. Le rapport annuel est produit pour étudier en profondeur la dynamique économique des quatre macro-régions du pays : Nord-Ouest, Nord-Est, Centre et Sud. La période en question court de janvier 2021 à septembre 2022, mais le tableau revêt une importance particulière au regard de la flambée de l’inflation : en octobre, l’Istat a enregistré une hausse de + 11,9 % en rythme annuel.
L’énergie a un impact sur les îles
En remontant d’un mois, et donc en septembre 2022, la variation sur 12 mois de l’indice national des prix à la consommation pour la collectivité (Nic) a enregistré un pic aux Îles où elle a atteint 10,2 %, contre 8,9 % de l’indice national augmenter à nouveau sur une base annuelle. La différence s’explique en analysant la contribution des divisions de dépenses qui incluent les biens énergétiques et alimentaires à la hausse des prix et du type de consommation le plus courant localement. En Sicile et en Sardaigne, les produits alimentaires, les transports et les coûts (y compris l’énergie) de gestion du ménage ont un impact plus important sur l’augmentation des prix et absorbent une part importante (environ 67 %) des dépenses des ménages qui, selon l’Istat, en 2021 s’élevaient à € 2 011,52 par mois contre 2 437,36 € de moyenne nationale. Ce sont des consommations difficilement compressibles qui ont généralement une incidence plus élevée dans le panier des ménages aux niveaux de dépenses les plus faibles, relativement plus répandus dans le Sud.
Les restaurants affectent le Nord-Est
L’autre zone concernée est le Nord-Est : dans ces territoires également la variation de l’indice général des prix en septembre 2022 (+ 9,4 %) dépasse la moyenne nationale (+ 8,9 %). Dans ce cas précis, la différence est liée à la fois au poids des composantes de la dépense énergétique (et donc essence pour les voitures, électricité et gaz pour la maison), mais reflète également la contribution de l’hébergement et de la restauration : dans le nord-est de l’Italie , en effet, ils ont un poids plus important dans le panier de consommation des ménages. Bien que dans une moindre mesure dans cette zone géographique – où en 2021 une famille dépensait, selon l’Istat, en moyenne 2.637 euros par mois, donc au-dessus de la moyenne nationale – la consommation pèse également dans les catégories de l’ameublement, des services à domicile et des “autres services”. “.
Le poids sur la fabrication
L’augmentation des prix – et en particulier celle des coûts de l’énergie – ne crée pas seulement des écarts territoriaux en termes de pouvoir d’achat des ménages. Mais aussi sur celui des entreprises : selon les élaborations de la Banque d’Italie sur les données de l’Istat, en effet, la hausse des coûts pour les entreprises opérant dans le secteur manufacturier (à l’exception du raffinage du pétrole) a été plus prononcée dans le Nord-Ouest où les productions chimiques et métallurgiques sont concentrées.

