À Rome, il y a des bureaux classifiés de l’État avec les plus hauts degrés de confidentialité au travail maintenant jour et nuit depuis que Vladimir Poutine craignait l’utilisation éventuelle d’une “bombe sale” dans le conflit russo-ukrainien. Dans ces cas, une alerte spécifique est déclenchée, d’un niveau très élevé, similaire à celle d’une menace nucléaire. Au-delà du concret concret de l’annonce, difficile à estimer mais sous observation ininterrompue, toutes les évaluations “info-opératoires” doivent être faites pour reprendre le jargon des experts. Deux bras opérationnels sont à l’œuvre pour l’Italie au service des décisions politiques finales : l’Aise et l’état-major de la Défense. Le Premier ministre Giorgia Meloni et l’officier de défense Guido Crosetto sont directement impliqués.

Le rôle de l’Aise

Depuis les annonces sur la guerre entre Moscou et Kiev, l’agence de renseignement dirigée par le général Gianni Caravelli a déversé dans le Palazzo Chigi toutes les informations acquises lors d’actions directes ou partagées avec les soi-disant “services connectés”. Nous parlons d’informations confidentielles, y compris des niveaux de secret très élevés, capables de mettre la haute direction de Palazzo Chigi et l’exécutif en pleine connaissance de la situation “sur le théâtre” comme disent les initiés. Un héritage essentiel pour les décisions politiques comme celles des décrets dits “sur les armes” alors approuvés avec le feu vert du Parlement. Les niveaux de confidentialité des informations sur la soi-disant bombe sale sont très élevés. Une information précieuse, si l’actualité est précise, en vue des futurs choix politiques.

L’observatoire Smd

Au sein de l’état-major de la défense, organe de commandement et de coordination opérationnelle des forces armées, le département Ris II (renseignement et sécurité) exerce des fonctions de renseignement militaire sur le conflit russo-ukrainien. D’autant plus maintenant à propos de la soi-disant bombe sale. Le SRI est dirigé par un général de brigade de l’armée mais les informations proviennent de tous les flux info-opérationnels des armées. “Ensuite, ces nouvelles sont mises dans le système avec le J2 de l’Otan, le soi-disant renseignement de la coalition”, explique Andrea Margelletti, président du Cesi (Centre d’études internationales). Chaque élément d’information essentiel, sinon stratégique, doit être immédiatement partagé. Non seulement sur la ligne hiérarchique pour l’Italie, mais aussi au niveau de l’Alliance atlantique. Un processus indispensable et décisif. Dans ces heures, je continue.

Confrontation à l’OTAN

Si nous parlons d’une menace nucléaire de Poutine, même dans la version bombe sale, le niveau d’évaluation et de décision technico-politique ne peut être que l’OTAN. Déjà sur le sujet il y a eu plusieurs réunions d’officiers de différentes nations alliées. À des niveaux confidentiels, non officiels, à des niveaux techniques spécifiques. Il s’agit alors de se focaliser sur le concret des déclarations officielles telles que celles faites par Poutine. Mais aussi, profil encore plus délicat, pour tester la disponibilité et l’efficacité de l’Alliance face à une réaction hypothétique. Toutes les procédures, inutile de le dire, sont super-secrètes pour des raisons évidentes. Une réunion officielle de l’OTAN à Ramstein annoncée pour cette raison serait déjà une réponse officielle en soi. Un contre-mouvement à son tour lourd de conséquences.

Se déplace pour étudier

“Le RIS contribue à l’image, la soi-disant image, du renseignement de l’OTAN”, ajoute Margelletti. Le partage entre les alliés de la coalition atlantique de toutes les informations tactiques et stratégiques est une voie essentielle et décisive, tant pour la défense que pour la réaction à la bombe sale. «La surveillance des communications est fondamentale pour la Défense – ajoute Margelletti – à commencer par les postures prises sur le théâtre opérationnel. Si la nouvelle de la décision russe de nettoyer une certaine zone arrive, cela peut être considéré comme une “posture” pour l’utilisation de la bombe sale ». C’est l’un des dossiers les plus chauds sur la table du nouveau ministre Crosetto.



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