Let trois vies de Donato Bilancia est la soirée que Rai 2 consacre à tueur en série qui a tué le plus dans notre histoire criminelle. Le docu-film, à l’antenne à 21h25, reconstitue la vie et les étapes criminelles de la “Monstre de la Ligurie” par audio d’originehistoires de témoins directs et de lettres, jusqu’alors jamais divulgués, par le même tueur en série, écrit pendant la dernière phase de sa captivité.
Dans une période où le vrai crime l’aime beaucoup, Rai s’occupe à juste titre de “Le tueur en série le plus sanglant d’Italie et d’Europe” (c’est ainsi que la Balance est définie par les experts), en espérant un succès auprès du public. Les trois vies s’inscrit dans la boucle de Documentaires Rai Italie criminelle, quand l’actualité fait l’histoire, une fabrication Documentaires Raifabriqué avec Cptv Rai Milanécrit et réalisé par Pino Corrías avec Renato Pezzini et avec la collaboration de Massimo Calandri.
Donato Bilancia : 17 meurtres en seulement six mois
Donato Balance a la triste distinction d’avoir tué 17 personnes : neuf hommes, huit femmes. Et ça l’a fait en seulement six mois : du 15 octobre 1997 au 20 avril 1998. Personne n’a jamais autant tué, en si peu de temps. Dire, Jeffrey Dahmerle tueur en série du Wisconsin à qui Netflix vient de dédier la série Dahmer – Monstre : l’histoire de Jeffrey Dahmertué 17 personnes. Mais il l’a fait pendant treize ans, de ’78 à ’91. À Donato Balance ça a pris six mois.
Les trois vies de Donato Bilancia : premier joueur-voleur
La première des trois vies est celle de joueur à Gênes qui fait peur. La deuxième du meurtrier, reconstruit avec l’audio original des aveux faits pendant les trois jours et les trois nuits d’interrogatoires. Le troisième en tant que prisonnier depuis 22 ansde 1998 jusqu’au 17 décembre 2020, date à laquelle Donato meurt du Covid.
Donato Balance. (Bureau de presse Rai Documentaires)
Dans la “première vie” le docu-film raconte qui il est Donné: fils d’une famille petite-bourgeoise de Potenza qui a émigré à Gênes dans les années 1950. “C’était une famille malheureuse, des querelles, des coups, l’enfer”, Il dit. Il grandit avec le complexe d’un physique inadéquat et d’un petit pénis. “L’été mon père m’a déshabillé devant mes trois cousins et j’ai pleuré, tordu, mourant de honte ».
Il réussit mal à l’école (il redouble trois fois la huitième année, puis arrête). Il aime la mauvaise compagnie, la zone portuaire avec les prostituées et les tripots. C’est un barman, un mécanicien, un boulanger, mais ce qu’il fait vraiment bien, c’est de faire le voleur. Dans un premier temps il entre et sort de prison, fréquente des “maîtres de la pègre” qui lui apprennent “le métier”. Voler dans les appartements, chez les bijoutiers. “J’étais le meilleur voleur professionnel du moment », avoue-t-il.
Il agit seul. Devenez riche, habillez-vous, conduisez Mercedes. Assister au Casino de Sanremo. C’est un joueur invétéré, capable de gagner 200 millions de lires en une soirée et de tout perdre le lendemain soir. Il n’a pas de copines, s’il a des femmes, il les paie.
Deux épisodes marquent irrémédiablement sa vie, lui causant une rancœur inconsolable. Là la tragédie de son frère qui en 1987 s’est suicidé en se jetant sous le train avec son fils de quatre ans, son neveu préféré. Et la trahison de ce qu’il croyait être son seul véritable ami, Maurizio Parenti, avec qui il fréquente les tripots. Un soir de 1997, il l’entend se vanter auprès du propriétaire du tripot de l’avoir amené “Ce poulet Balance” qui a cueilli ensemble, lui volant près de 500 millions de lires en un mois de jeu truqué. Pour la Balance, c’est un coup au cœur. Sa revanche contre le monde prend forme cette nuit-là.
La seconde vie : le tueur qui tue sans raison
La nuit de 15 octobre 1997, Donato Balance attendre sous la maison Giorgio Centanaropropriétaire du tripot, l’entraîne dans l’appartement, il le tue en couvrant son nez et sa bouche avec ses mains et du ruban adhésif. Neuf jours plus tard, il s’occupe de l’ex ami Maurizio et sa femme Carla Scotto : les enferme chez eux, les lie, leur parle longuement, leur explique le motif, il savoure leur terreur, puis lui tire une balle dans la tête et deux fois dans la poitrine. Et il s’occupe aussi de leur voler 13 millions de lires.
A partir de ce moment c’est un crescendo de fureur meurtrière. Il a volé et tué deux bijoutiers à Gênes, deux changeurs de monnaie à Vintimille et un pompiste à Gênes.
Passer au meurtre par pure haine et mépris des femmes. Il tue quatre prostituées à Gênes, Varazze, Arenzano et Cogoleto. Ensuite, il s’agit de la plus grande cruauté “De meurtre occasionnel”, celui sans motif : alors il tue deux femmes croisées dans les trains de Ligurie, la nuit. Panique toute l’Italie, le procureur de Gênes de l’époque est venu conseiller de ne voyager en train qu’en cas de nécessité et en tout cas jamais seul. Pendant des mois, les enquêteurs enquêtent sans ordre particulier sans parvenir à trouver un fil conducteur entre les différents meurtres. Ce n’est que grâce à l’intuition de Enrico Zucca, magistrat de Gênes, qui sont enfin en mesure de relier les indices et de se concentrer sur la piste qui mène ensuite à Donato Balance.
La troisième vie : le détenu qui finit par se repentir sans que personne ne le sache
La clameur d’autres meurtres au hasard dans les trains pendant la semaine de Pâques de 1998 nécessite un tournant dans l’enquête. Les carabiniers parviennent enfin à identifier l’ADN du suspect et la boucle est bouclée. Donato Balance, dit Walter, a été arrêté à 11 heures le 6 mai 1998. Il ne résiste pas. Soyez silencieux pendant une semaine. Puis il s’assied devant les enquêteurs qui l’accusent de huit meurtres. Il demande de l’eau et des cigarettes et dit : « Si vous voulez que je vous raconte mon histoire, il faut commencer par le début. Et le début n’est pas un meurtre, ce n’est pas huit meurtres, mais dix-sept ».
Donato Bilancia lors de son arrestation en 1998. (Rai Documentari Press Office)
J’avoue, il est condamné à 13 peines à perpétuité sans jamais passer par le tribunal (“J’ai honte de laisser les proches des victimes me regarder en face”, explique Balance). Il est resté vingt ans à la prison Due Palazzi de Padoue, d’abord en tant que détenu isolé, puis protagoniste d’un lent rétablissement. Oui diplome en comptabiliteentrer le troupe de théâtre pénitentiaire. Puis étonnamment, ces dernières années, il demande pardon, mais jamais publiquement. A tel point que les témoins de cette “rédemption” racontent maintenant pour la première fois la “conversion” de la Balance.
Au moins une dizaine de psychiatres ont tenté d’expliquer la fureur meurtrière de ce tueur en série. En fin de compte, ils sont arrivés à la plus effrayante des conclusions : « Plus ses meurtres étaient arbitraires, péremptoires, sans hésitation, plus son sentiment de toute-puissance grandissait. Et, avec la toute-puissance, le plaisir ». C’est la Balance il n’a jamais été fouet n’a jamais été incapable de comprendre et de vouloir. Il était juste sans pitié. C’était mal.
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