Dimarco a donné l’avantage aux Nerazzurri, mais l’équipe de l’ancien Mou est revenue avec un superbe but de l’Argentin à la 39e minute et un tir gagnant du défenseur à la 75e minute. Inter avec 8 points du haut
José, ancien roi de San Siro, arrache trois points à « son » Inter tout en restant fidèle à lui-même : ce 1-2 de la Roma en sait tellement sur Mourinho, il est fait de défense et flashe au bon moment. Inzaghi, en revanche, ne sort pas de l’ombre dans laquelle il est depuis des semaines : même lorsque son équipe montre des signes d’une certaine vitalité, comme cette fois, il ne récolte pas de points, au contraire sa crise s’aggrave. Simone devra surtout repenser à quel point sa défense est devenue tendre et, peut-être, à quel point cet Argentin 21 qui vit désormais dans la capitale lui aurait servi.
Première moitié
–
Le jour du dévoilement d’Asllani devant le public des Nerazzurri, la surprise est toute de José Mourinho, acclamé par ses anciens fans dès la minute 1, comme pour souligner le droit d’aînesse de l’amour portugais : l’entraîneur de la Roma envoie l’opaque Abraham de saison et ferries Zaniolo devant pour essayer de courir derrière Acerbi. Pellegrini et Dybala devraient jouer le rôle des raiders, même si l’œil d’un San Siro surpeuplé ne peut être dirigé que vers Paulo, un Interista raté, séduit puis abandonné par les Nerazzurri avant de se déguiser en Giallorossi l’été. Inzaghi à l’époque a choisi autre chose et, maintenant que les fléchisseurs tourmentent toujours Lukaku, il doit compter sur l’éternel Dzeko avec Lautaro, ressort chargé de son Argentine.
dzeko-gol, en effet non
–
Et ce serait à Edin de partager la rencontre avec un but d’un pickpocket de surface sur un ballon qui vacille dans sa partie, mais le Var voit un hors-jeu millimétré. En réalité, en première mi-temps, le plan de match de Mou ne semblerait pas fonctionner et le technicien – disqualifié et invisible pour tous les curieux car terré dans le bus de l’équipe pour suivre le match sur tablette – n’aura pas été content : l’équipe est incapable pour armer des redémarrages adéquats, et c’est ainsi que l’Inter a pris le terrain et écrasé sa Roma, sans se construire de grandes occasions. Asllani peine à trouver la meilleure position, bien protégé par Pellegrini, mais Barella et Calha ont la jambe des meilleurs jours et sont le moteur de la première mi-temps. D’une combinaison d’entre eux vient le filtre bleu pour Dimarco qui profite de l’erreur et de la moquerie de Celik avec un droit abattu Rui Patricio : le Portugais n’est pas le meilleur de la réactivité, tandis que Federico achève sa semaine magique avec l’équipe nationale en marquant à nouveau après le scintillement en Hongrie. Il y aurait du temps et de l’espace pour couler, mais c’est à ce moment-là que l’Inter ne saisit pas le moment comme il le fait souvent. Au contraire, il tombe dans les vices antiques et laisse un peu plus de terrain au dribble romaniste : la plaisanterie en est la conséquence. Pas une blague, mais la blague de toutes les blagues : c’est à Dybala, servi par Spinazzola, de frapper Handa qui, encore une fois, aurait pu faire bien mieux. Si des livres ont été écrits sur le sentiment de regret pendant mille ans, il y aura une raison : beaucoup à San Siro ont pensé à ce qui aurait pu être et n’a pas été.
Deuxième partie
–
S’il y a encore des progrès du côté de l’Inter par rapport au déluge d’Udine, le plus gros problème de la saison demeure : dès qu’Inzaghi souffre, presque tout s’en va. Et en ce début de seconde mi-temps, la Roma non plus ne trouve plus le courage du flash inattendu de Joya, fidèle au projet de Mou qui s’avérera alors gagnant. En général, cependant, en seconde période, les eaux s’ouvrent et il y a plus d’espace pour attaquer le jeu d’un côté et de l’autre. Après 13′, cependant, l’un des éléments les plus intéressants du match sort et il est curieux que le contraste qui a conduit au remplacement de Dybala soit venu de son ami argentin Lautaro : là aussi le destin a un coup de main. A ce moment-là, Abraham aurait pour tâche de garder le ballon, mais au contraire c’est l’Inter qui trouve le rythme et le rythme en plantant ses tentes pendant quinze minutes devant. D’un côté, la direction d’Asllani s’amplifie, de l’autre les défenseurs de Giallorossi ont du mal à lire les mouvements sur l’aile de Dimarco et dans l’axe de Lautaro, tous deux très inspirés : c’est une barre transversale emboutie sur un coup franc de Calha en la 62ème pour photographier cette pièce du match aux fortes couleurs Nerazzurri. Comme en première mi-temps pourtant, la rusée Roma résiste au bon moment puis pique : un coup franc croisé de Pellegrini est transformé en or par une tête de Smalling, trop seul dans la surface. C’est le 1-2, le crime parfait, qui oblige Inzaghi à des changements immédiats et instinctifs : jusqu’au dernier quart d’heure Simone n’avait pas tiré sur le banc, une anomalie, puis d’un seul coup il a envoyé Mhkitaryan jouer le réalisateur à la place d’Asllani et ajoute une pointe, Correa, pour Calhanoglu. C’est un changement de forme, un trident du désespoir, avec un changement ultérieur de joueurs extérieurs et l’entrée dans le camp de Bellanova à droite et de Gosens à gauche. Pour cela, cependant, même si le capitaine Pellegrini (Camara à sa place) perd également sur blessure, la Roma n’a qu’à se défendre avec un couteau entre les dents. Les attaques des Nerazzurri, auxquelles s’ajoute également le tout jeune Valentin Carboni, sont pourtant très confuses, et effectivement il y aurait de la place pour la relance lorsque José constituera une lourde paire offensive Abraham-Belotti. Smalling met également sa tête dans son domaine en sauvant la dernière chance et ainsi Mou peut prendre la première joie contre ses anciens adorateurs. Pour Inzaghi, en revanche, la nuit au-dessus de San Siro est noire, et dans trois jours Lewandowski passera également.
1er octobre 2022 (modifier 1er octobre 2022 | 20h34)
© REPRODUCTION RÉSERVÉE

