RÉ.émisexuel, une nouvelle définition qui montre à quel point la sexualité est complexe pour les gens, pleine de nombreuses nuances. Non seulement hétérosexuel, homosexuel ou bisexuel mais aussi démisexuel, une forme particulière d’attirance envers l’autre. Ce qui se produit, par exemple, lorsqu’un acteur considéré comme un sex-symbol suscite certains stimuli chez la plupart des gens mais pas chez certains. Comment venir? Parce que ces personnes n’ont pas les connaissances réelles qui déclenchent l’étincelle.
Demisexuel: qu’est-ce que la demisexualité, sens et définition
La demisexualité c’est juste ça : ne ressentez pas d’attirance physique pour quelqu’un que vous ne connaissez pas vraiment. “Si vous vous sentez “plus lent” à être attiré par quelqu’un avec qui vous sortez, vous avez très probablement une approche démisexuelle de l’amour» explique le Dr Tony Genovese, psychothérapeute EMDR.
Plus précisément : « La démisexualité, c’est quand l’attirance sexuelle est ressentie principalement ou exclusivement dans le cadre d’un lien émotionnel significatif, ce qui nécessite évidemment un certain temps de connaissance et de connaissance» explique le psychothérapeute. Autrement dit, l'”étincelle” pour l’autre personne se produit lorsque vous la connaissez mieux et qu’il y a peut-être aussi une implication émotionnelle.
Comme l’explique l’expert, ce n’est pas choisir de ne pas se donner physiquement tout de suite mais c’est une vraie démarche, si l’on veut plus authentique et romantique, aimer: « Plus qu’un choix c’est un vrai état d’esprit personnel, qui va aussi au-delà de l’éducation ou des principes avec lesquels on a grandi. C’est la conception de l’amour d’une certaine manière, passant donc d’abord par la naissance d’un lien affectif“.
Dans le domaine de l’asexualité
Pour ces caractéristiques, la démisexualité fait partie du grand groupe des asexualités: « Le préfixe ‘demi’, du français, signifie ‘moitié’, et sert à indiquer la position des personnes démisexuelles le long du continuum de la sexualité ».
La démisexualité est une position à mi-chemin entre l’asexualitéqui décrit l’expérience de personnes qui ne ressentent pas d’attirance sexuelle ou qui ne l’éprouvent que dans des circonstances spécifiques, et allosexualitéqui désigne toutes les personnes qui éprouvent une attirance sexuelle et/ou amoureuse.
Entre noir, gris et violet, le drapeau démisexuel
Différentes nuances, donc, qui sont toutes représentées dans un drapeau : « On les retrouve en effet sur le drapeau de l’asexualité qui embrasse différentes variantes : composé de quatre bandes horizontales, dans lesquelles la couleur noire symbolise les personnes asexuées, le gris pour les démisexuels et le gris-a (personnes dont l’attirance sexuelle peut survenir dans des circonstances très limitées), le blanc pour les personnes allosexuelles et le viole la communauté asexuée dans son ensemble.
Connaître les nombreuses nuances de l’amour
Mais pourquoi est-il si important de connaître toutes ces nuances de l’approche sentimentale ? “En premier tout cela peut être assez complexe à comprendre démontrant à quel point nous sommes peu habitués à considérer les différentes dimensions de la sexualité et comment nous luttons pour vivre les différentes manières possibles. Dans notre société, nous sommes habitués à supposer qu’il est “normal” de ressentir de l’attirance sexuelle envers les autres, alors qu’en savoir un peu plus sur le vécu des personnes asexuées et des autres minorités sexuelles peut nous aider à réaliser comment elles peuvent exister. » explique l’expert.
La construction binaire, poursuit le Dr Genovese, sur laquelle la société s’est fondée jusqu’à présent a donc des limitesjustement parce que les approches de l’amour sont très différentes : “Connaître et reconnaître les différentes manières peut aider les personnes appartenant à des minorités à ne pas se définir comme étranges ou imparfaites, de se rassurer, de sentir qu’ils ne sont pas seuls, d’accepter que dans le monde il y a aussi de la place pour eux. Même au sein d’une communauté, ce qui est formidable pour ceux qui ont toujours senti qu’ils “n’appartenaient pas” et croyaient qu’ils étaient destinés à l’exclusion par honte d’être comme ils sont ou par peur d’être jugés. C’est un moyen de dépasser la stigmatisation et les préjugés en les rendant plus sûrs et plus impliqués” conclut l’expert.
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