Les combats à la frontière entre le Kirghizistan et le Tadjikistan ont fait au moins 24 morts vendredi soir, malgré un cessez-le-feu convenu. C’est du moins ce que rapporte le ministère kirghize de la Santé par Agences de presse d’État russes. Les autorités tadjikes n’ont pas encore publié d’informations sur d’éventuelles victimes du conflit. Le Kirghizistan affirme avoir évacué 136 000 civils de la zone frontalière en raison de l’escalade des tensions.
Les combats entre les deux pays ont commencé mercredi, mais la raison exacte n’est pas claire. Le cessez-le-feu convenu plus tôt vendredi entre les dirigeants des deux pays d’Asie centrale est entré en vigueur à minuit. Dans la nuit de vendredi à samedi, les accords semblent avoir été respectés : aucune des parties ne fait état de combats ou de victimes.
Les deux pays voisins, autrefois unis dans l’Union soviétique, se combattent avec une certaine régularité depuis sa désintégration. La dernière escalade majeure s’est produite en avril 2021, qui serait liée à un différend concernant le placement de caméras dans un réservoir d’eau qui, selon les deux pays, se trouve sur leur territoire. À l’époque, au moins 55 personnes ont été tuées dans les combats.

