LALa rentrée 2022/23 est à nos portes : à part les élèves sud-tyroliens, déjà en classe, pour tous les autres les portes ouvriront la semaine prochaine, principalement entre 12 (Lombardie) et 15 (Latium). Comme toujours, la situation est confuse, les chaires découvertes. Mais la grande nouvelle est que toutes les restrictions pour Covid tombent enfin. On se regarde sans masque, les pupitres se rapprochent. Papa disparaît, même pour les points positifs à la maison. Et ce n’est pas une mince affaire. Mais quelle est la situation générale cette année ? Nous l’avons expliqué en 8 points par Sergio Govi de Toute l’écolele magazine qui traite de l’information pédagogique depuis 40 ans.
1 Rentrée 2022 et chaises vides/secondaire
Selon les calculs de Toute l’école, seulement 44% des places attendues des compétitions se retrouveront au fauteuil. En attendant, car les concours annoncés en 2020 pour le secondaire ne sont pas encore terminés. Et même le deuxième concours, lancé en juin dernier dans la précipitation, et uniquement avec un examen oral pour accélérer les temps, n’est pas arrivé à son terme. Sans oublier le concours pour la tigeretirées du général parce qu’elles sont considérées comme des disciplines prioritaires : la sélection pour la physique et les mathématiques était si sévère qu’elle n’a pas aidé à combler les lacunes.
Rentrée 2022 : La plupart des élèves retournent en classe entre le 12 et le 15 septembre. Getty Images
2 Rentrée scolaire 2022 et chaises vides / enfance et primaire
Quant à la maternelle et à l’école primaire, la situation est différente. Ici, les compétitions 2020 sont terminées, mais il y a leaide d’urgence, en particulier dans certaines régions. En Lombardie, par exemple, il y avait moins de candidats que de postes disponibles, candidats qui ont encore diminué après la sélection. Le problème se situe aussi en amont : les enseignants de soutien sont formés par des filières spécialisées dans les universités, et le ministère en a d’ailleurs autorisé plusieurs. Mais le fait est que les cours ont été activés surtout dans le Centre Sud, alors que c’est au Nord qu’on a le plus besoin d’enseignants de soutien. Un déséquilibre évident. Le ministre Patrizio Bianchi affirme que tous les postes de professeurs seront pourvus avant la rentrée : mais combien seront occupés par du personnel non permanent, et différent de celui de l’année dernière ? Qu’adviendra-t-il de la continuité didactique ?
3 Santé et chandails
Toutes les restrictions pour Covid ont été levées. Papa complètement supprimé même pour les élèves positifs qui sont à la maison : il n’y a pas de cours à distance pour eux, malgré l’autonomie de l’école. Tout le monde est content d’être de retour dans l’assistance et de retrouver son compagnon de bureau, mais certaines inquiétudes demeurent, et pas seulement pour d’éventuels rebondissements ou nouvelles variantes du Covid. Le problème maintenant, ce sont les frais de chauffage, qui ne sont pas supportés par les écoles mais par les municipalités et les provinces. Certains ont déjà proposé un retour partiel à papa, d’autres la petite semaine. Mais si nous voulons tous être en présence, nous devrons faire des sacrifices. Préparons-nous à porter un pull supplémentaire.
4 crèches et salles de classe vides
L’année dernière, l’école publique, avec 7 millions et demi d’étudiants, a chuté de 100 000 unités par rapport à l’année précédente, et les entreprises privées ont également souffert. Cette année, la baisse sera de plus de 100 000 unités. Pour l’instant il se concentre principalement entre la maternelle et le primaire, tandis que le secondaire compense. Le ministère a confirmé l’effectif, aussi parce que la baisse démographique n’entraîne pas automatiquement une réduction des classes, mais plutôt une diminution du nombre d’élèves par classe. Mais certaines coupures à l’avenir sont tout à fait prévisibles.
5 Les professeurs d’éducation physique arrivent à l’école primaire
C’est une bonne nouvelle : la loi les prévoit pour la quatrième et la cinquième année du primaire, cette année on commence par la cinquième. Mais où trouver ces professeurs, en attendant la compétition ? Du classement des aspirants professeurs suppléants d’éducation physique au secondaire. Qui sait s’ils accepteront, car au primaire ils auraient plus d’heures et moins de salaire. Et puis il y a le problème des salles de sport : la plupart des écoles n’en ont pas. Même si l’argent du NRR est en route.
6 Tout l’argent du PNR
C’est la nouvelle la plus marquante. Le Premier ministre Mario Draghi vient de rappeler que il faut accélérer pour atteindre 50% des objectifs d’ici octobre du Pnrr venant à échéance en fin d’année, y compris celles relatives à l’école. Sinon, le risque est que les robinets se ferment. En plus des appels d’offres pour les bâtiments scolaires, où le besoin d’interventions est évident, le School Plan 4.0 prévoit 2,1 milliards pour 100 000 classes innovantes et des ateliers pour les métiers du numérique de demain ; les devoirs ont déjà été publiés et 40 % des fonds sont destinés aux écoles du Sud. A celles-ci s’ajoutent d’autres interventions pour la formation du personnel, les environnements innovants en maternelle, le haut débit.
7 Le nœud : la carrière des enseignants
Nous en avons toujours parlé, mais nous n’avons jamais trouvé de solution, notamment en raison de l’opposition historique des syndicats. Insérée dans le décret Aide bis in extremis, elle prévoit la naissance du “professeur expert», un personnage qui, au bout de trois cycles de formation (soit en 10 ans) recevra un prime de 400 euros par mois. Une possibilité pour quelques-uns, étant donné que les “professeurs experts” seront au total 8000. Mais la timide tentative – également envisagée par le PNRR – de sortir de la logique de progression uniquement par ancienneté n’a plu à personne, même si peut-être a-t-elle fait taire Bruxelles. Aussi parce que le “professeur expert” n’aurait pas de fonctions supplémentaires, alors à quoi cela servirait-il ?
8 Les notes reviendront-elles au primaire ?
Nous n’entrons pas dans le domaine des promesses de campagne. A une exception près : Giorgia Meloni aimerait récupérer la note à l’école primaire. Le vote est une passion de la droite : introduit une première fois par Gelmini, il a ensuite été annulé par Azzolina au profit d’un « jugement descriptif ». Une énième réforme ou contre-réforme arrivera-t-elle ?
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