Bonne nouvelle pour le personnel de cabine de TUI : la Cour d’appel de La Haye a décidé ce matin que la compagnie aérienne devait négocier une convention collective de travail pour le personnel de cabine avec le syndicat FNV.

Le procès a été intenté par FNV, car TUI a refusé d’entamer des discussions avec le syndicat au sujet d’une convention collective de travail pour le personnel de cabine. Détail saillant : une convention collective de travail s’applique déjà aux pilotes employés par TUI.

Que la Cour d’appel décide que le personnel de cabine y a également droit, la directrice de FNV Aviation, Birte Nelen, appelle “une victoire historique et une nouvelle fantastique pour les nombreux membres de FNV chez TUI”.

Comité d’entreprise

Jusqu’à présent, TUI n’a conclu des accords avec le comité d’entreprise de l’entreprise que pour les conditions d’emploi du personnel navigant commercial. “Ils (le personnel de cabine, ndlr) souhaitent depuis des années être représentés par un syndicat professionnel et indépendant”, explique Nelen. “Cette décision donne aux employés une influence directe sur les accords concernant les salaires, les heures de travail et d’autres conditions de travail.”

La FNV a déjà tenté à deux reprises avec une pétition d’obliger TUI à entamer des discussions avec le syndicat sur les conditions de travail du personnel de cabine. Après que l’entreprise n’ait pas répondu à la collecte de signatures même après la deuxième pétition, le syndicat a décidé d’intenter une action en justice.

En 2019, TUI a été discrédité lorsque FNV a accusé l’entreprise d’avoir déployé des stagiaires insuffisamment formés en tant que stewards et agents de bord à part entière. Cela serait fait pour réduire les coûts, mais comporterait des risques car, par exemple, les stagiaires en question n’avaient aucune expérience avec les passagers agressifs. TUI a déclaré qu’il répondait à toutes les exigences légales.

Les pourparlers sur le COA pour le personnel de cabine doivent commencer dans un mois à compter d’aujourd’hui. La FNV invitera prochainement ses membres TUI à dresser un état des lieux des discussions. Si les pourparlers n’ont pas encore commencé en octobre, TUI attend une astreinte de 10 000 euros par jour, avec un maximum de 500 000 euros.



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