Cheval de trait de la Mouvement 5 étoiles, (qu’il appelle à “renforcer” dans son programme avec “des mesures pour rendre plus efficace le système des politiques actives et un suivi des mesures anti-fraude”), le revenu de citoyenneté a toujours été dans le collimateur du centre-droit. Ce n’est pas un hasard si cette dernière est très claire dans son programme commun, car elle appelle à “le remplacement de la RDC actuelle par des mesures d’inclusion sociale plus efficaces et des politiques actives de formation et d’insertion dans le monde du travail”. Pendant Action et IV, en attendant l’officialisation du programme, ils viseraient une réforme substantielle (même si Iv – promoteur d’un référendum pour la suppression – aurait préféré une annulation tout court, du moins pour les groupes de bénéficiaires « employables »).

Le revenu de citoyenneté doit être aboli

IDE, est drastique, proposant sa suppression. La dirigeante Giorgia Meloni l’a souvent dit. Et il a réitéré aujourd’hui avec le chef de groupe au Sénat Luca Ciriani : « Le revenu de la citoyenneté va suppriméune chose est le sacro-saint devoir d’aider ceux qui sont en difficulté parce qu’ils ne peuvent pas travailler, c’en est une autre de donner un chèque de l’Etat à ceux qui ne veulent pas travailler »

Ligue : ça ne marche pas, trop de fraudes

La Ligue dans son programme rappelle que le Revenu de Citoyenneté a atteint sa troisième année de vie. Et que « tel quel, ça ne marche pas ». Né comme une mesure expérimentale, “c’était une aide pendant la pandémie, mais il y avait trop de fraude”. A tel point que 74% des arnaques seraient “attribuables à de fausses déclarations sur la résidence et la nationalité”. Les escroqueries qui
ils seraient annulés si les contrôles ex ante étaient effectués par les autorités locales.

Le mécanisme de réforme

Concrètement, toutefois, la Ligue pointe du doigt une “réforme profonde” des revenus, ce qui signifie : maintenir le soutien du revenu “pour les allocataires inaptes au travail, revoir les critères d’accès, donner plus de poids au quotient familial, refaçonner les montants en fonction de les différents seuils de pauvreté absolue (et donc de pouvoir d’achat) enregistrés sur le territoire national ». Alors que pour les salariés aptes au travail, « la mesure est plutôt réformée en la transformant en une véritable filet de sécurité sociale à destination de l’emploi : stage, stage et contractualisation des allocataires en fin de cursus, par l’implication des agences d’emploi privées, des associations d’employeurs et par l’utilisation des incitations fiscales et sociales à l’embauche des allocataires ».

Pd : non à la pénalisation des familles nombreuses

Le Parti démocrate, en revanche, parle de manière plus douce de la nécessité de “recalibrer de manière appropriée” le revenu de citoyenneté “, selon les indications élaborées par la Commission sarrasine, à commencer par la pénalisation injustifiée des familles nombreuses et/ou avec mineurs”. Et il ajoute qu’il est nécessaire de compléter le système par un autre mécanisme : l’intégration publique à la rémunération (in-work benefits) en faveur des travailleurs à bas revenus, comme le propose la Commission sur le mauvais travail.



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