Allègements prolongés de la facture, bonus social renforcé, protection sur les modifications contractuelles, prix subventionnés pour les clients vulnérables, renforcement du bien-être des entreprises. Contre les factures onéreuses, le menu du décret-loi Aide bis, approuvé par le Gouvernement le 4 août dernier, ne manque pas de soutien aux familles. Cinq mesures en particulier aident les utilisateurs : certaines confirment des mesures existantes, d’autres sont nouvelles.
Pour endiguer la hausse des prix des matières premières énergétiques, les baisses des charges de réseaux de gaz et d’électricité et la baisse de la TVA sur la consommation de gaz méthane sont prolongées pour le quatrième trimestre (factures d’octobre, novembre et décembre 2022).
Tarifs annulés
Les tarifs relatifs aux charges du réseau général d’électricité restent donc supprimés pour tous les utilisateurs domestiques basse tension, d’une puissance jusqu’à 16,5 kW. Et les tarifs des redevances pour le gaz naturel restent inchangés par rapport au troisième trimestre. De même que la TVA sur la consommation de gaz méthane reste inchangée également pour les usages civils, appliquée à 5% au lieu des 10 et 22% “ordinaires” (sur la base des tranches): une subvention “transitoire” qui continue d’exclure les grandes copropriétés desservies par contrats énergétiques.
Globalement, il s’agit de soutiens “transitoires” mais qui, d’extension en extension, se prolongent à partir du second semestre 2021, lorsque les hausses des prix de gros de l’énergie se sont produites : le confinement des charges de système, par exemple, a été lancé au troisième trimestre pour l’électricité et dans le quatrième pour le gaz ; et encore au quatrième trimestre la baisse de la TVA sur le gaz.
Prime sociale énergie et gaz
Plus ancien encore, mais non provisoire, est le bonus social énergie et gaz, dont le règlement remonte à la loi de finances 2006. Le décret Aide bis renforce également le bonus pour les trois derniers mois de 2022, dans le sillage des dispositions qui renforcé depuis le début de l’année, confiant à Arera (l’Autorité de l’énergie) la mission de redéfinir les concessions tarifaires pour « contenir la [dei prezzi] par rapport au trimestre précédent”.

