Après la chute du gouvernement Draghi, pourtant engagé à traiter l’actualité au large périmètre, celui du 25 septembre sera à sa manière un vote historique, car il conduira à la mise en place en octobre de deux “petites” chambres, qui ont perdu plus de 30% de parlementaires. La réforme constitutionnelle n°1 du 19 octobre 2020 a en effet ramené le nombre de députés de 630 à 400 et celui des sénateurs élus de 315 à 200 : 600 parlementaires en tout donc, auxquels s’ajouteront les sénateurs à vie (pas plus plus de cinq nominables par le chef de l’Etat). Une situation inédite avec des changements inévitables dans l’activité parlementaire. Prochainement, par exemple, la Salle du Palazzo Madama réduira le nombre de Commissions permanentes de 14 à 10 en fusionnant certaines d’entre elles (Etranger et Défense, Environnement et Travaux Publics, Industrie et Agriculture, Travail et Santé).

Mais la réduction des sièges au Parlement aura pour première conséquence l’exclusion de nombreux députés et sénateurs actuels, qui ne reviendront pas à l’hémicycle après les prochaines élections.

« Cure minceur » pour presque toutes les fêtes

Selon les sondages qui leur donnent une forte croissance, seuls les Frères d’Italie augmenteraient la représentation actuelle au Parlement (désormais 21 sénateurs et 37 députés). Tous les autres groupes risquent une « cure minceur » plus ou moins prononcée. A commencer par les cinq étoiles. Premier parti au début de la législature, en un peu plus de quatre ans leur représentation entre la Chambre et le Sénat a été divisée par deux, passant de 331 à 165 députés. Un processus qui a culminé il y a un mois avec la rupture voulue par Luigi Di Maio, qui a amené avec lui une soixantaine d’anciens grillini, créant “Ensemble pour l’avenir”. Désormais crédité à peine au-dessus de 10% le 25 septembre, le 5S pourrait diviser par deux les parlementaires actuels.

Ce que l’on entrevoit déjà en tout cas, c’est une forte fibrillation pour la composition des listes. Il y a de moins en moins de circonscriptions uninominales sûres et il ne sera pas facile pour les secrétariats de partis de trouver le bon équilibre, compte tenu également des quotas par sexe pour assurer une représentation égale des hommes et des femmes parmi les candidats. Pas seulement. Le temps presse. Il ne reste plus qu’un mois pour la présentation des listes (21 et 22 août).

La nouvelle géographie des collèges

Les circonscriptions dans lesquelles l’Italie est divisée et qui façonneront le nouveau Parlement ont été repensées avec un décret de 2020 rendu nécessaire après les changements introduits par la loi constitutionnelle qui a réduit le nombre de parlementaires à 600. Avec la nouvelle loi, il y a 221 circonscriptions uninominales, attribuées au scrutin majoritaire (147 à la Chambre et 74 au Sénat), tandis que les circonscriptions plurinominales à la proportionnelle sont au total de 367 dont 245 au scrutin Chambre et 122 au Sénat. A ceux-ci s’ajoutent les 12 collèges réservés aux députés et sénateurs élus à l’étranger (8 à la Chambre et 4 au Sénat).



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