La journée s’annonce chaude pour ceux qui ont réservé un vol, par plaisir ou par nécessité. À l’heure actuelle, aucune contre-commande n’a été reçue pour la grève du transport aérien proclamée par les contrôleurs de vol ENAV et par le personnel des compagnies aériennes à bas prix Ryanair, Malta Air, Crewlink, EasyJet et Volotea. L’abstention du travail durera quatre heures de 14h à 18h. On estime qu’en raison de l’arrêt, un vol sur quatre sera annulé. Également touchée par la grève des contrôleurs de vol, Ita Airways a procédé à l’annulation de 122 vols, tant nationaux qu’internationaux. La compagnie a activé un plan extraordinaire pour limiter les désagréments des passagers, re-réservant le plus grand nombre possible de voyageurs concernés par des annulations sur les premiers vols disponibles : 50% pourront voler aujourd’hui. Ita Airways a invité tous les voyageurs ayant acheté un billet pour aujourd’hui à vérifier le statut de leur vol, avant de se rendre à l’aéroport.

Premières données de Turin, Bari et Rome et Bologne

20 vols ont déjà été annulés à l’aéroport de Turin Caselle. Dix départs, dont le premier était prévu à 13h45 avec destination Séville, puis Barcelone, Bari, Valence, Lamezia Terme, Alghero, encore Barcelone, Cagliari, Catane et Rome, la dernière à 19h15. A également annulé 10 vols entrants, en provenance des mêmes villes et de l’île de Corfou. Les vols annulés à l’aéroport de Turin sont de Ryanair, Wizz Air, Vueling et Ita. Alors qu’à l’aéroport de Bari, il y a déjà 37 vols annulés entre les arrivées et les départs. Selon le site Aeroporti di Puglia, 26 autres vols, toujours entre les arrivées et les départs, ont été annulés à Brindisi. Alors qu’à Rome Fiumicino en ce moment les vols annulés, presque exclusivement sur des routes intérieures ou européennes, sont une cinquantaine. A Bologne aussi, une quarantaine de vols ont été annulés à l’aéroport Guglielmo Marconi : une vingtaine au départ et le même nombre à l’arrivée. L’aéroport de Bologne est actuellement affecté par un afflux important de passagers et les désagréments sont aggravés par les pannes continues du People mover, la navette qui relie l’aéroport à la gare.

La grève, comme mentionné, a été déclenchée de 14h00 à 18h00, mais les effets négatifs sur le transport aérien se produisent dans une plage horaire plus large, qui a commencé avant 12h00 et s’étend jusqu’à 19h00. Les vols concernés sont à la fois nationaux et internationaux, et les compagnies impliquées ne sont pas seulement des compagnies aériennes à bas prix mais, dans une moindre mesure, Ita Airways et British Airways.

Les agents de sécurité des aéroports sont aussi en grève

Parallèlement aux arrêts de travail des personnels de l’ENAV et des compagnies aériennes, les personnels des services de sûreté et de sûreté aéroportuaires croiseront les bras. La manifestation, concomitante à celle des opérateurs du trafic aérien, se déroulera dans le cadre de la mobilisation #ContrattoInSicurezza organisée par les syndicats Filcams Cgil, Fisascat Cisl et Uiltucs, pour solliciter le déblocage des négociations de renouvellement du contrat national de travail appliqué aux plus de 100 000 travailleurs dans le secteur, qui a expiré depuis 7 ans. Une journée de grève qui fait suite à l’initiative du 2 mai dernier lorsque des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Rome lors de la manifestation nationale organisée par les syndicats contre l’arrêt des négociations pour le renouvellement de la CCNL, après l’échec de la tentative de réconciliation avec les associations professionnelles du secteur Assiv , Univ, Anivip, LegaCoop Produzione e Servizi, Agci Servizi e Lavoro, indisponibles pour trouver le carré sur l’augmentation des salaires.



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