«J’ai parlé à Giuseppe Conte il y a peu de temps, nous avons commencé à clarifier, nous aurons de vos nouvelles dans les prochaines heures pour vous voir au plus vite. Le gouvernement ne risque pas ». Ainsi, depuis le sommet de l’Otan à Madrid, Mario Draghi jette de l’eau sur le feu des polémiques déclenchées par les révélations du Événement quotidien (dans une interview, l’idéologue grillino Domenico De Masi fait référence à des pressions présumées du premier ministre sur le garant Beppe Grillo pour remplacer Conte à la direction du mouvement) et aussitôt relancé par l’ancien premier ministre lui-même : « Les M5 et moi sommes manifestement attaqué. Ces ingérences dans la vie des partis par un premier ministre technique que, d’ailleurs, nous soutenons, sont inacceptables ». Dans la soirée, une nouvelle clarification arrive du Palazzo Chigi (“Le Premier ministre n’a jamais dit ni demandé à Grillo de retirer Conte des M5”) et Grillo lui-même, agacé, rejette les reconstitutions de ses appels téléphoniques comme fausses et instrumentales.
Mais certes l’épisode n’arrange pas un climat politique déjà surchauffé par les résultats négatifs des communes pour certains partis (M5s et Lega en premier lieu) et par les factures onéreuses : aujourd’hui Arera annoncera officiellement les nouveaux tarifs de l’électricité réservés aux protégés marché et on s’attend à une nouvelle hausse des factures d’électricité et de gaz.
A tel point que Draghi décide dans la soirée de rentrer tôt du sommet de l’Otan à Madrid, laissant le ministre de la Défense Lorenzo Guerini représenter l’Italie, présider cet après-midi un Conseil des ministres “convoqué pour examiner, entre autres, les dispositions en la matière”. de factures onéreuses et d’ajustement budgétaire ». Sur la table, en somme, l’extension des remises sur la facture à financer avec l’augmentation attendue des recettes fiscales. Le décret d’aujourd’hui pourrait également entrer dans la norme Mise qui prolonge les concessions du commerce ambulant dans les Communes qui n’avaient lancé les appels d’offres que fin 2023.
Du côté du M5, les poussées des parlementaires imaginées pour quitter le gouvernement pour rejoindre l'”orthodoxe” Alessandro Di Battista comme le suggère le journal de référence Le fait rester fort. En fait, ces pressions augmentent au fil des jours depuis la scission du ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio, qui a enlevé 60 députés et la primauté du premier groupe parlementaire au M5. Et si pendant ses trois jours à Rome Grillo a tenté de verrouiller pour l’instant le soutien du mouvement à l’exécutif Draghi, les motifs de fibrillation ne manqueront pas dans les prochains jours. Tout d’abord, la semaine prochaine, le quatrième décret interministériel pour l’envoi d’armes à l’Ukraine sera adopté en Conseil des ministres – même s’il ne sera pas soumis au vote de la Chambre – et on sait que Giuseppe Conte est encontre. De plus, cette fois, il devrait y avoir des armements à plus longue portée. Le vote à Monteciorio, encore la semaine prochaine, sur le décret Aid est plus délicat. Comme vous vous en souviendrez, le décret instaurant, entre autres, la prime énergétique de 200 euros a été approuvé en Conseil des ministres sans le vote des représentants du M5s précisément pour protester contre les pouvoirs extraordinaires du maire dem de Rome Roberto Gualtieri pour la construction de l’unité de valorisation énergétique des déchets . “Si la loi ne change pas – assure l’entourage de Conte – nous ne voterons pas le décret même à la Chambre”.
Pas plus tard qu’hier, en un clin d’œil, un amendement à l’aide Dl présenté par le M5 qui visait en fait à entraver la construction de l’usine de valorisation énergétique des déchets n’a pas été adopté en commissions du budget et des finances de la Chambre. La question sera abordée, entre autres, dans le face à face annoncé entre Draghi et Conte dans les prochaines heures, mais il est difficile pour ce dernier d’obtenir plus que la promesse de ne pas se faire confiance. Bref, le Dl Aid pourrait être approuvé sans le vote du M5, avec des parlementaires qui s’abstiennent ou plus vraisemblablement ne participent pas au vote. Inaugurant ainsi, de fait, une saison mains libres pour les M5 qui pourrait déboucher sur un soutien extérieur à la rentrée. Bref, un passage délicat pour Conte, qui a voulu dramatiser le soir avec la “montée” au Colle – décidée pourtant ces derniers jours, après la scission de Di Maio – pour un entretien d’une heure avec le président de la République. Sergio Mattarella : « Il est allé signaler la gravité de la situation à Mattarella, mais il n’a pas parlé de quitter le gouvernement », explique-t-il dans la maison Contiana. Mais désormais, la priorité de Draghi, qui sort en tout cas renforcée de la scission du M5 avec la création du groupe ultra-gouvernemental Dimaiano, est dès aujourd’hui le lancement du nouveau paquet d’aides contre l’énergie chère.

