L’état d’urgence pour sécheresse est prêt à être déclaré, mais il est loin d’être clair quand, comment et surtout à quoi il doit servir, les Régions sans ordre particulier et la Protection Civile attendant des paramètres précis et des demandes officielles. Pendant ce temps, en l’absence de pluies (bien que quelques précipitations soient attendues ce week-end dans les montagnes alpines), la situation s’aggrave d’heure en heure et commence à compromettre considérablement l’approvisionnement en eau potable des habitations.
Régions sans ordre particulier
Le président Alberto Cirio invite le gouvernement à commencer par un état d’urgence depuis le Piémont, l’une des régions où les effets de la sécheresse se font le plus sentir, en attendant un tableau plus complet. Cependant, son collègue lombard Attilio Fontana affirme que l’état d’urgence est « une demande que nous ferons éventuellement lorsqu’il y aura des besoins spécifiques. Nous évaluerons “. Le fait est que, à notre connaissance, la protection civile n’a reçu aucune demande détaillée, avec une estimation précise des dommages, sauf de la Vénétie qui l’a resoumise, bien que non détaillée, après celle rejetée en avril.
Agriculture : compensation possible aux entreprises
D’une manière générale, cependant, les interventions d’urgence supposées nécessaires pourraient être de deux types. Le premier concerne l’agriculture, le ministère des politiques agricoles travaillant sur les critères, en collaboration avec la protection civile. De ce point de vue, une indemnisation pourrait être accordée aux entreprises qui ont subi des dommages du fait de la non-récolte, “si – précise le ministère – les dommages causés par la sécheresse dépassent 30% de la production brute vendable”, alors que des efforts sont faits pour assurer une irrigation immédiate, sachant pertinemment que la résolution des problèmes nécessiterait des interventions structurelles.
L’urgence de l’eau potable
Le second, qui est cependant presque impossible à prévoir, concerne l’urgence de l’eau potable, c’est-à-dire garantir l’approvisionnement des zones qui pourraient rester sans eau dans les maisons. La situation, dans ce cas, est très irrégulière : le rationnement et la diminution de la pression ont déjà commencé dans certaines régions du Piémont et du Latium, en particulier sur les collines d’Alban et dans la province de Frosinone. Dans certains cas, elle est liée à la crise du Pô : une grande partie des provinces de Ravenne et de Ferrare est desservie par des purificateurs d’eau qui, plus ou moins directement, pêchent depuis le grand fleuve. Si dans la dernière partie du Po le débit baisse encore, les problèmes peuvent commencer. Un scénario qui ne pourrait être évité qu’avec de nouvelles réductions des prélèvements d’eau pour l’irrigation agricole.
La guerre de l’eau a éclaté entre les Régions
Bref, jamais comme en ce mois de juin très chaud, l’eau est un bien limité et donc plus que précieux. Souvent, ceux qui l’ont préfèrent le sauver: ces derniers jours, la Vallée d’Aoste a fait savoir qu’elle ne pourrait pas aider le Piémont, tandis que le président de la Basilicate Vito Bardi a annoncé qu’il était prêt à signer une disposition pour donner de l’eau aux entreprises de la Basilicate avant celles des autres régions, comme les Pouilles voisines. L’autorité du lac de Garde entretient depuis des semaines une relation dialectiquement compliquée avec celle du Pô. Dans tout cela, il y a aussi le cauchemar des incendies de forêt, qui pour le moment ne représentent pas une urgence, mais qui s’ils devaient éclater compliquerait encore la situation : l’Emilie-Romagne, par exemple, a proclamé, depuis samedi, la phase d’attention maximale, en espérant qu’il ne s’agisse que d’une précaution.

