Bâtiment ancien ou bâtiment neuf ? Préserver les bâtiments historiques ou en créer de nouveaux ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le nouveau bâtiment standard produit plus de CO2 nocif pour le climat qu’une rénovation. Avec le thème de la construction dans des bâtiments existants, la journée de la construction de Lübeck du 03 juin 2022 est – une fois de plus – à la pointe. Sous la nouvelle direction de Michael Locher, professeur de design et de construction de bâtiments au TH Lübeck, des conférenciers de haut niveau éclaireront le sujet avec de nombreux exemples pratiques d’un point de vue théorique et historique. Les historiens de l’architecture éclairent la construction dans les bâtiments existants d’un point de vue théorique et historique.

Un accent particulier est mis sur le traitement des traditions : quelle cohérence créative et constructive est nécessaire dans la construction pour préserver notre mémoire urbaine collective ? Outre le changement climatique, c’est surtout “la rareté des ressources et l’immigration vers les villes qui rendront la construction dans le parc existant encore plus importante à l’avenir”, estime Locher. « Cela augmente énormément la pression économique et sociale sur les bâtiments existants. La question se pose de savoir jusqu’à quel point nous pouvons intervenir dans le bâtiment existant afin de satisfaire les besoins contemporains d’une part et en même temps de préserver l’environnement familier.

Dieter Schnell, professeur à l’Université de Berne, parle de « lieux porteurs de sens ». “Chaque place dans l’espace vécu a sa signification pour les gens.” Avec de nombreux exemples, il le précise : Les pensées deviennent des bâtiments, elles donnent à l’espace une dimension temporelle. “Les ruines sont visibles le temps écoulé” donc Schnell. Les aspects pratiques lors de la rénovation d’une maison sont au centre de la conférence de l’architecte Martin Klopfenstein. Il s’agit de polluants et d’humidité, de zones tampons, de sédiments, de contrastes. Et sur la difficulté de peser et de décider. “Il n’y a pas qu’une attitude face à la construction dans les bâtiments existants”, souligne-t-il.

Comment mettre en œuvre un nouveau concept d’événement au château de Wittenberg lorsqu’il faut garder un œil sur la tension entre la préservation des monuments et les exigences de protection contre les incendies ? L’architecte José Gutiérrez Marquez raconte ses expériences avec de nombreuses anecdotes ironiques. La devise est : la forme ne suit plus la fonction, mais « la forme est déjà là, la fonction doit s’adapter », dit Marquez. Il faut repenser chaque détail. Construire en stock est très excitant, stimulant, toujours nouveau et très gratifiant.

Construire dans le stock existant est la thérapie idéale pour les architectes vieillissants.

– José Gutierrez Marquez

Le professeur Walter Angonese, doyen de l’Adademia di architettura, utilise un plan en 13 points dans son travail, qu’il parcourt avec soin et autocritique à chaque projet de construction. Sa règle la plus importante : l’intuition est le début, elle ne doit pas être le résultat. La conférence du Prof. em. Hans Kohlhoff, ETH Zurich. Avec de nombreux exemples, il le précise : l’architecture n’est pas une question de résolution de problèmes, mais de contrôle.

L’art consiste à combiner différents matériaux pour créer un ensemble monolithique qui développe sa propre puissance ornementale.

– Prof. Walter Angonese

Il y aura des discussions intensives lors de la réception de clôture. José Gutiérrez Marquez résume la conclusion :

Construire en stock, c’est comme danser le tango. Il y a des figures, vous suggérez quelque chose, votre partenaire l’accepte ou non, cela donne une chorégraphie qui ne peut pas être répétée à l’identique une seconde fois.



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