La Génération Z et son rapport au monde du travail
La génération Z transforme les dynamiques du marché du travail à une vitesse sans précédent. En entrant sur le marché de l’emploi pendant la pandémie, ces jeunes professionnels ont dû naviguer entre travail à distance et incertitudes économiques, créant ainsi un environnement complexe pour le début de leur carrière.
Une mobilité professionnelle accrue
Selon des données de Randstad, 54 % des jeunes de la génération Z scrutent constamment le marché du travail, avec 33 % d’entre eux prévoyant de quitter leur emploi actuel dans l’année. Ce phénomène n’est pas toujours motivé par la recherche de meilleurs salaires, mais plutôt par un désir d’amélioration continue de leurs compétences.
Un passage d’emploi en emploi
Avant, il était courant de rester dans la même entreprise toute sa vie. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée. Selon un rapport de Randstad, les jeunes de cette génération ne restent en moyenne que 1,1 an dans un emploi, contre 1,8 an pour les millennials et 2,9 ans pour les baby-boomers.
Motivations profondes de cette rotation
Le manque d’engagement n’est pas la raison principale de cette mobilité. Au contraire, 68 % des jeunes affirment vouloir s’améliorer et trouver des entreprises alignées avec leurs valeurs. Seuls 56 % d’entre eux estiment que leur emploi actuel répond à leurs attentes.
Un marché du travail en mutation
La pression de l’intelligence artificielle (IA) ajoute aux défis déjà présents pour la génération Z, les poussant à se former rapidement afin de rester compétitifs. De nombreux jeunes choisissent de se diriger vers des secteurs moins menacés par l’automatisation, comme le domaine de la santé.
Comment les entreprises peuvent les retenir
Pour attirer et conserver ces jeunes talents, il est crucial d’offrir des plans de carrière clairs et des opportunités de développement. Selon Reyes Suárez, Team Leader en ressources humaines chez Randstad, un équilibre entre aspirations professionnelles et besoins de conciliation travail-vie personnelle est nécessaire. Ainsi, 78 % des jeunes seraient prêts à changer d’emploi pour une meilleure qualité de vie au travail.
Vers une nouvelle norme
Les entreprises doivent s’adapter à cette nouvelle norme de flexibilité et de formation. Les jeunes privilégient maintenant des parcours professionnels avec des possibilités d’évolution et des rôles variés, rendant ainsi la rétention des talents plus complexe que jamais.
Une version de cet article a été publiée en septembre 2025.

