Imposition de nouveaux aranceles par les États-Unis
À partir de ce vendredi, les États-Unis imposeront de nouveaux aranceles sur les produits en provenance de pays d’Amérique centrale, y compris El Salvador. Cette décision, annoncée par l’ambassadeur Jamieson Greer de l’Office du Représentant commercial des États-Unis (USTR), est motivée par le non-respect des mesures interdisant l’importation de biens produits avec du travail forcé.
Contexte de la décision
Cette initiative fait suite à un processus d’enquête démarré le 12 mars 2026, lorsque l’USTR a ouvert 60 investigations sur l’application des interdictions liées au travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les investigations ont inclus des auditions publiques et des consultations avec plus de 45 gouvernements, y compris ceux de l’Amérique centrale et de la République dominicaine.
Dans un communiqué, Greer a déclaré que “le Président Trump reconnaît que des décennies de persuasion morale n’ont pas réussi à éradiquer le travail forcé des chaînes d’approvisionnement mondiales”. Il a également précisé que les États-Unis appliquent rigoureusement cette prohibition depuis près d’un siècle.
Impact sur l’Amérique Latine
Les nouveaux aranceles imposeront un supplément de 10% sur les importations en provenance de Guatemala, Honduras et El Salvador, tandis que Costa Rica, Panama et la République dominicaine auront un arancel de 12,5%. Cette décision vise à encourager ces pays à renforcer leurs efforts contre l’exploitation et à respecter leurs engagements internationaux.
Les détails des aranceles
Le 2 juin 2026, l’USTR a déterminé que les politiques et pratiques des économies enquêtées étaient déraisonnables et restrictives pour le commerce américain, leur permettant ainsi d’imposer des aranceles correctifs en vertu de la Section 301 de la Loi sur le Commerce. Ces aranceles supplémentaires toucheront 17 économies, tandis que d’autres partenaires commerciaux seront soumis à des taux variables en fonction des produits.
Exemptions et préoccupations économiques
L’USTR a prévu des exemptions pour certains produits afin d’éviter de nuire à la disponibilité d’approvisionnements critiques aux États-Unis. Ces exemptions peuvent également s’appliquer à des articles dont l’exclusion pourrait encourager les gouvernements à respecter leurs engagements contre le travail forcé.
Il est à noter que certains produits de pays comme l’Argentine, le Bangladesh, et bien d’autres peuvent bénéficier de cette exemption s’ils contribuent à la lutte contre le travail forcé.
Conséquences à long terme
La déclaration de l’USTR souligne que les États-Unis surveilleront de près le respect de ces nouvelles règles. Des actions supplémentaires pourraient être envisagées si aucun progrès significatif n’est constaté. Cette approche vise non seulement à protéger le marché américain, mais aussi à inciter les pays concernés à respecter leurs obligations internationales sur le travail forcé.
La portée de cette décision montre l’engagement des États-Unis à aborder la question du travail forcé à une échelle mondiale, impactant ainsi les relations commerciales avec plusieurs nations.
