Développement des expulsions vers l’Afghanistan

Depuis le changement de gouvernement, 173 hommes ont déjà été expulsés vers l’Afghanistan. Il est désormais prévu d’étendre ce processus pour inclure également des Afghans qui n’ont pas commis de délits. Les préparatifs sont en cours.

Changement de politique en matière d’expulsions

Début juillet, le ministère de l’Intérieur de Hesse a demandé aux préfets de signaler non seulement les criminels afghans, mais également d’autres catégories de personnes pour les expulsions. Cette décision survient après que la Bundespolizei a levé les restrictions précédemment en place.

Amnesty International a rapporté que six Afghans actuellement en détention en Allemagne n’ont pas de casier judiciaire. Malgré cela, aucune confirmation officielle n’a été fournie sur leur statut. Les Afghans majeurs, célibataires et sous obligation de quitter le territoire peuvent désormais s’attendre à voir leurs expulsions planifiées.

Ressources diplomatiques et défis

Besoin de représentants afghans pour les transferts

Pour que les identités des expulsés soient vérifiées et que des documents de voyage soient émis, il est crucial de présenter les individus à des représentants consulaire afghans. Les négociations entre l’Afghanistan et l’Allemagne ont permis d’accréditer plus de responsables consulaires, mais jusqu’à présent, seulement deux sont présents en Allemagne.

Situation des Afghans en Allemagne

Actuellement, environ 452 000 Afghanes vivent en Allemagne, dont environ 15 300 sont sous obligation de quitter le pays. Parmi eux, environ 11 400 ont une autorisation temporaire, tandis que les autres n’ont pas de statut légal. Ce flou juridique suscite des inquiétudes tant chez les responsables gouvernementaux que chez les organisations de défense des droits humains.

Opinions divergentes sur la légitimité des expulsions

Les membres de l’Union et de la SPD soutiennent que le respect de la loi justifie l’expulsion de ceux qui ne disposent pas de droits de séjour. Ils estiment que les règles doivent être appliquées de manière stricte. En revanche, les Verts dénoncent cette approche, affirmant que l’expulsion de personnes sans historique criminel vers un pays en proie à une crise humanitaire est inacceptable.

Réaction des droits de l’homme

Les critiques, y compris celles d’Amnesty International, mettent en évidence la détérioration continue de la situation des droits de l’homme en Afghanistan après la prise de pouvoir des talibans. Malgré cela, le ministère de l’Intérieur semble minimiser les risques associés aux expulsions, en affirmant que les promesses de non-représailles pour les criminels renvoyés doivent être respectées par le gouvernement afghan.

Historique des expulsions depuis 2021

Après la prise de pouvoir des talibans, les expulsions vers l’Afghanistan avaient été suspendues. Toutefois, sous le gouvernement précédent, une première expulsion a eu lieu en 2024, suivie de l’arrivée d’Alexander Dobrindt au ministère de l’Intérieur, qui a rétabli les expulsions directes. Ce changement de cap soulève des questions sur les implications humanitaires et éthiques des expulsions en cours vers un pays où la sécurité des citoyens est incertaine.



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