Chaque match de l’équipe d’Espagne lors de cette coupe du monde est une véritable occasion de se retrouver entre amis. La tradition veut qu’on sorte la télévision dans le jardin, qu’on prenne des chaises et qu’on prépare un petit apéritif. Mais il y a une chose que tout le monde redoute : que le voisin chante le but avant nous.
Le streaming, un décalage à prendre en compte
Lorsqu’on n’a pas accès à un câble d’antenne, le recours au streaming via des applications comme Movistar Plus+ est courant. Cependant, il est essentiel de savoir que le streaming n’est pas toujours synonyme d’émission en temps réel. Le décalage entre le streaming et la télévision numérique terrestre (TDT) peut souvent être supérieur à une minute, ce qui peut devenir frustrant durant un événement aussi palpitant qu’un match de foot.
Les mécanismes du décalage
La télévision traditionnelle présente également un léger décalage d’environ cinq à dix secondes, qui est standard pour tous les téléspectateurs. En revanche, le streaming fonctionne différemment.
La retransmission d’un événement sportif à travers internet implique plusieurs étapes : capture de l’image, codage, distribution et décodage sur le dispositif du spectateur. À chaque phase, un certain temps est ajouté, ce qui n’est pas instantané.
Pourquoi le streaming prend plus de temps
La majorité des plateformes de streaming utilise des protocoles comme HLS ou DASH. Ceux-ci segmentent un flux vidéo en petits morceaux de deux à dix secondes que le lecteur télécharge séquentiellement. Cette approche, bien que nécessaire pour éviter les coupures, allonge le temps avant que l’image n’apparaisse à l’écran.
Les CDN et leur rôle
Les réseaux de distribution de contenu (CDN) permettent à des millions de personnes de visionner le même événement sans que les serveurs ne soient saturés. Cependant, cela ajoute encore plus de latence. Selon des estimations, le temps global de décalage à cause de la latence de réseau, du temps de transcodification et du buffer peut atteindre entre 25 et 40 secondes, une situation qui n’est pas idéale pour suivre un match en direct.
Solutions potentielles
Les plateformes sont conscientes de ce problème et cherchent à le résoudre. Toutefois, réduire ce décalage tout en maintenant la qualité d’image est un défi complexe et coûteux. Des solutions comme les protocoles à faible latence, tels que LL-HLS et LL-DASH, commencent à émerger. Ces innovations permettent de lire les segments vidéo avant leur finalisation, réduisant ainsi le décalage à seulement quelques secondes.
Exemples concrets
Des chaînes comme Sky Sports et BBC ont déjà testé ces nouvelles méthodes, permettant des décalages nettement réduits lors de retransmissions en direct. Bien que ces avancées soient encourageantes, elles ne sont pas encore généralisées.
Conseils pratiques
En attendant que ces technologies deviennent la norme, la meilleure recommandation pour vivre un match sans décalage est de s’en tenir à la méthode traditionnelle de l’antenne. Éviter les réseaux sociaux et les notifications pendant les matchs peut également aider à préserver la surprise des buts !
Source d’image : Wemax Projectors (Unsplash) et RTVE.

