La fiscalía de Nueva York pidió que Chemours, Corteva, EIDP, 3M y DuPont financien la descontaminación, alerten a los consumidores y paguen compensaciones (AP foto/Yuki Iwamura).

Les conséquences des produits chimiques éternels

La procureure générale de New York, Letitia James, a engagé des poursuites contre 3M, DuPont et d’autres entreprises chimiques et agricoles pour la vente de sous­stances PFAS, également appelées « produits chimiques éternels ». Ces entreprises étaient conscientes de la toxicité de ces produits, mais ont continué à les commercialiser pour des achats de consommation.

Qu’est-ce que les PFAS ?

Les PFAS, acronyme de sous­stances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, sont des composés chimiques introduits dans les années 1940, présents dans divers produits de consommation comme les —cosmétiques, les ustensiles de cuisine antiadhésifs, et les vêtements imperméables. Ces substances sont préoccupantes car elles ne se dégradent pas facilement, tant dans l’environnement que dans le corps humain, et sont liées à divers problèmes de santé tels que le cancer, le cholestérol élevé et le faible poids à la naissance.

Actes d’accusation

Letitia James a affirmé que les entreprises concernées ont caché pendant des décennies la gravité des risques associés aux PFAS. Des allégations spécifiques portent sur le fait qu’elles n’ont pas pris de mesures significatives pour réduire les perturbations que leur production avait causées dans le public. La fiscalité a demandé des compensations financières pour résoudre les problèmes de contamination.

Les entreprises ciblées

En plus de 3M et DuPont, la demande inclut Chemours, Corteva et EIDP, qui fait partie de DuPont avant son démantèlement. La procureure a exigé que ces compagnies financent la dépollution, informent adéquatement les consommateurs et versent des compensations.

Contexte légal et financier

Cette action en justice s’ajoute à une série de litiges concernant les PFAS aux États-Unis. Par exemple, le mois précédent, Chemours avait conclu un accord de 450 millions de dollars avec le gouvernement fédéral pour la contamination des eaux dans plusieurs États. DuPont et ses filiales ont également accepté de payer jusqu’à 2 milliards de dollars pour régler des poursuites connexes.

Réactions des groupes de défense

Les accords précédents ont suscité des critiques. Le gouverneur de Caroline du Nord, Josh Stein, a qualifié l’accord de « pacte à huis clos », indiquant qu’il n’offrait pas de véritables solutions aux résidents. La controverse continue de croître, surtout après que l’Agence de Protection Environnementale des États-Unis a annoncé son intention de modifier les limites des PFAS dans l’eau potable.

Conclusion

La bataille juridique en cours autour des PFAS souligne l’importance cruciale de la reconnaissance des risques environnementaux et sanitaires associés à certains produits chimiques. La prise de conscience croissante du public face à ces enjeux pourrait inciter à de nouvelles régulations et à une meilleure transparence de la part des entreprises concernées.



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