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Descontentement en Hongrie

Ce jeudi, des milliers de Hongrois ont envahi les rues de Budapest pour exprimer leur mécontentement envers le Gouvernement dirigé par le conservateur Péter Magyar. Cette manifestation a été organisée par le parti Fidesz, fondé par l’ancien Premier ministre ultranationaliste Viktor Orban, qui a gouverné le pays pendant 16 ans consécutifs avant de perdre les élections de printemps dernier.

Un cri de ralliement : “Arrêtez la tyrannie”

Les manifestants, réunis sous le slogan “Detengan la tiranía”, se sont rassemblés devant la présidence, au Château de Buda. La mobilisation, qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes selon le site Hvg.hu, vise à dénoncer la gestion actuelle et à revendiquer le maintien de l’État de droit, qu’ils estiment menacé.

Les réformes contestées

Le Fidesz critique un ensemble de réformes constitutionnelles proposées par le Gouvernement de Magyar, le parti Tisza. Ces réformes visent à élargir l’autonomie de l’Office national judiciaire et de la Cour suprême, tout en fixant à 70 ans l’âge limite pour devenir juge au Tribunal constitutionnel. Ce projet soulève des inquiétudes quant à son impact sur l’indépendance judiciaire.

Destitution du président actuel

Une autre mesure controversée permettrait la destitution de Tamás Sulyok, le président actuel, considéré comme un fidèle d’Orban. De plus, un nouvel organisme public serait créé pour récupérer des fonds supposément détournés par des proches du régime précédent.

Réaction des leaders de l’opposition

Parmi les orateurs de la manifestation, l’ancien président János Áder, cofondateur du Fidesz, a déclaré que ces modifications constitutionnelles représentent un “effondrement de l’État de droit” et visent à évincer Sulyok par des moyens illégaux. Ces paroles résonnent comme un appel à la résistance contre ce qu’ils considèrent comme une surenchère autoritaire.

Le gouvernement défend ses réformes

Face à cette levée de boucliers, le gouvernement de Magyar argue que ses réformes sont nécessaires pour “restaurer la démocratie constitutionnelle”. Ils affirment qu’après des années de dérives autoritaires, il est impératif de rétablir les normes démocratiques fondamentales.

Conséquences des mandats d’Orban

Le précédent mandat d’Orban (2010-2026) a profondément altéré les fondements de l’État de droit en Hongrie, notamment par la centralisation du pouvoir, la limitation de l’autonomie judiciaire, et le contrôle des médias. Ces dérives ont conduit l’Union européenne à geler une partie des fonds destinés à la Hongrie.

Les promesses de Magyar

Péter Magyar et son parti, le Tisza, ont remporté les élections législatives de cette année avec une majorité absolue. Ils ont basé leur campagne sur la promesse de destituer les anciens responsables qualifiés de “poupées de l’Ordre” et de restaurer les institutions en conformité avec les normes européennes pour récupérer les fonds communautaires bloqués.

Ce climat de tension politique en Hongrie souligne les luttes en cours pour l’avenir démocratique du pays. Les manifestations de Budapest témoignent d’un profond désir de changement parmi la population, caressant l’espoir d’un retour à des pratiques démocratiques solides.



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