Protest des Haredim contre la Wehrpflicht en Israël

À Jérusalem, des milliers d’ultra-orthodoxes, habillés de manteaux noirs et de chemises blanches, envahissent les rues. Ce mouvement de contestation, initié par la communauté Haredi, est une réaction à la suppression de leurs privilèges historiques, les obligeant maintenant à effectuer le service militaire.

Un état d’alerte maximale

Les tensions sont palpables, alors que les manifestants incendiés des drapeaux israéliens et s’affrontent avec les forces de police. Ce soulèvement fait suite à des décisions judiciaires qui ont mis fin à une exemption qui avait été en vigueur depuis des décennies.

Une lutte pour la survie de la foi

Selon Israel Tropper, porte-parole des manifestants, “rejoindre l’armée israélienne équivaut à renoncer à notre religion.” Ce sentiment est partagé par de nombreux Haredim, qui estiment que le service militaire pourrait les “reconditionner” loin de leurs préceptes religieux fondamentaux. Tropper soutient que “les 80 000 personnes qui rejettent cette loi ne se laisseront pas faire.”

Appels à la résistance des rabbins

Des figures religieuses influentes, comme l’ancien grand rabbin séfarade Yitzhak Yosef, exhortent les jeunes à déchirer les ordres de conscription. Il affirme que ceux qui étudient la Torah sont “des soldats dans l’armée de Dieu,” soulignant que la protection d’Israël est assurée non par des armes, mais par l’étude des textes sacrés.

Une théorie de la guerre basée sur la foi

Yosef pressione encore plus en affirmant que la sécurité d’Israël dépend du mérite des étudiants de la Torah et non des technologies militaires comme le Dôme de Fer. Il parle également des pertes militaires en les attribuant aux “mesures qui entravent l’étude de la Torah.”

Pénurie de personnel dans l’armée

La majorité laïque israélienne commence à exprimer son mécontentement face au refus historique des Haredim d’effectuer leur service. L’armée fait face à une pénurie de personnel critique et la pression monte au sein des institutions politiques pour instaurer une “égalité de service” pour tous les citoyens israéliens.

Des voix de l’opposition se font entendre

Des voix comme celle de l’ancien chef d’état-major, Gadi Eisenkot, exigent une législation fédérale pour un service national obligatoire pour tous, y compris pour les juifs ultra-orthodoxes et les citoyens arabes. Eisenkot le qualifie de “ligne rouge” dans le débat sur le service militaire.

Dilemmes politiques pour Netanyahou

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou se retrouve au cœur de cette crise. Afin de maintenir son coalition, il doit équilibrer les attentes de ses alliés ultra-orthodoxes, qui menacent de quitter le gouvernement en réponse à des arrestations potentielles de jeunes Haredim pour non-application du service militaire.

Une manœuvre politique risquée

Netanyahou tente d’introduire des protections constitutionnelles pour l’étude de la Bible, mais cette manœuvre est perçue comme insuffisante par la cour suprême et le procureur général, qui considèrent que des exemptions sans un vrai service militarisé équivalent à une violation de la loi.

Cette situation soulève des questions sur l’avenir de l’intégration des Haredim dans les institutions nationales et sur la stabilité du gouvernement Netanyahou face à des tensions internes croissantes.



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