La controverse autour de Jacqueline Tapullima

Accusations de falsification

La députée élue, Jacqueline Tapullima, issue de la région San Martín, fait face à une grave accusation : la falsification de documents qui lui aurait permis d’accéder au Congrès pour le compte du parti Juntos por el Perú. Selon un rapport diffusé récemment par Cuarto Poder, une enquête pénale a été ouverte suite à des allégations concernant l’authenticité de sa déclaration jurée.

Enquête de la Police Nationale

D’après un rapport de la Police Nationale du Pérou (PNP), la déclaration jurée présentée lors de sa candidature contient une signature et une empreinte digitale qui ne correspondraient pas à celles de Tapullima. Un peritaje dactiloscopique a révélé que l’empreinte sur le document ne concorde pas avec celle enregistrée dans le Registre National d’Identification et État Civil (Reniec), ce qui suggère que l’empreinte pourrait avoir été apposée par une autre personne.

Détails techniques du rapport

Le perito Julio Espejo, expert en matière de détection de fraudes, a affirmé que cette empreinte ne provient pas du doigt index de Tapullima. Il a également noté des différences claires dans le comptage des crêtes et des points nucléaires, rendant impossible toute coïncidence biométrique. La loi exige en effet que les candidats signent et laissent leur empreinte sur les documents pour attester de leur volonté de se porter candidats.

Discrepances dans la signature

Un étude grafológica a également mis en lumière des divergences entre la signature fournie pour l’inscription et celle officiellement enregistrée. Le report a souligné que la signature avait été réalisée par imitation, ne correspondant pas au style habituel de Tapullima.

Réactions de la députée élue

Interrogée à ce sujet, Tapullima a indiqué qu’elle attendrait la diffusion du rapport et l’avancement de l’enquête. Notamment, elle n’a pas assisté aux convocations de la police pour des vérifications et a invoqué son droit au silence pendant la procédure.

Profil et parcours de Tapullima

Les recherches autour de Tapullima révèlent qu’elle ne possède ni diplôme universitaire, ni expérience dans un parti politique, et n’a pas de revenues déclarés ni de propriétés. Des sources officielles ont suggéré que sa candidature visait uniquement à respecter la parité dans les listes électorales de son parti. Des membres de la communauté, comme Victoria Mejía, ont exprimé leur méfiance, affirmant ne pas connaître Tapullima au cours des campagnes.

Conséquences légales potentielles

Si la falsification est confirmée, Tapullima pourrait faire face à des accusations de délit contre la foi publique, pouvant entraîner une peine de six à huit ans de prison. Malgré l’enquête en cours, elle a déjà reçu ses certificats de député et se prépare à prêter serment.

Position du parti Juntos por el Perú

La bancade de Juntos por el Perú, qui a soutenu sa candidature, n’a pas fourni de commentaires supplémentaires sur cette affaire. En parallèle, le président du parti, Roberto Sánchez, a récemment critiqué la nouvelle présidente élue, Keiko Fujimori, la qualifiant de responsable d’un « gouvernement illégitime », tandis qu’il projette de diriger un mouvement pour restaurer la démocratie dans le pays.

Conclusion

Le cas de Jacqueline Tapullima soulève des questions cruciales sur la transparence et l’intégrité au sein du système électoral péruvien. Avec la poursuite de l’enquête, les citoyens gardent un œil attentif sur les développements à venir, espérant voir des mesures de responsabilisation pour ceux qui abusent du système.



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