Susel Paredes et la défense de la communauté LGBTI

Restrictions à la Marcha du Fierté

La congressiste Susel Paredes a récemment dénoncé des tentatives d’entrave à la Marcha du Fierté 2026, attribuant la responsabilité à l’ex-maire de Lima, Rafael López Aliaga. Selon Paredes, López Aliaga a essayé de limiter l’accès de la communauté LGBTI à des espaces publics, un acte qu’elle considère comme une tentative de “quitter” cet espace à la communauté. Elle a promis que si elle était élue comme maire, la marche se tiendrait à nouveau place San Martín, un événement traditionnel interrompu par l’administration de l’ex-burgomestre.

Un discours engagé

Devant des milliers de participants, Paredes a affirmé avec fierté : « Je suis député, représentante de la nation et lesbienne ! » Elle a mis en avant son parcours en tant que parlementaire, soulignant qu’elle n’a jamais été “domestiquée” et qu’elle a dû faire face à des moments difficiles, notamment lorsqu’elle a été menacée d’expulsion du Congrès pour avoir soutenu des collègues trans lors de la Journée de la Visibilité Trans.

Suite aux propos controversés

Paredes a utilisé des métaphores puissantes pour désigner ceux qui tentent de réduire les droits de la communauté LGBTI, qualifiant López Aliaga de « chancho » et dénonçant le soutien d’une autre parlementaire, Milagros Jáuregui, qui, selon elle, a eu une influence néfaste sur les droits des citoyens. Cette situation est encore plus aggravée par le fait que le Congrès a récemment déclaré le mois de juin comme “mois de la vie et de la famille”, minimisant ainsi le mois de la fierté LGBTI.

Les enjeux éducatifs et législatifs

Éducation sexuelle intégrale

En mai 2023, des changements significatifs ont eu lieu dans le secteur éducatif, avec la suppression des orientations relatives à l’Éducation Sexuelle Intégrale (ESI) dans les écoles. Cette décision est le résultat d’une loi imposée par Jáuregui, qui a retiré l’approche de genre, alignant le système éducatif sur une vision plus traditionnelle.

Importance de la participation

Au cours de son intervention, Paredes a souligné l’importance de la participation communautaire pour défendre leurs droits. Elle a averti que sans une voix active dans la société, les membres de la communauté LGBTI pourraient être écartés des espaces publics. « Nous avons des avocats et des alliés dans la communauté. C’est pourquoi nous nous faisons respecter », a-t-elle déclaré, évoquant les difficultés rencontrées pour organiser la marche.

Mobilisation et avenir

Vers une marche retrouvée

Paredes a exprimé son engagement à organiser la prochaine marche dans la plaza San Martín, un acte symbolique qu’elle souhaite dédier à sa communauté. Sa détermination se reflète dans le slogan de la marche : “À la marge, nous ne retournerons jamais !” Ce rassemblement est considéré comme l’une des mobilisations les plus importantes au Pérou, et elle a attiré de nombreux participants aux spécialistes habillés de couleurs vives, célébrant la diversité tout en exigeant une reconnaissance égale.

Confrontation avec les autorités

Elle a également critiqué les propositions des autorités municipales, qui avaient tenté de modifier le parcours de la marche pour le faire passer par des zones peu appropriées, comme le Hôpital Rebagliati. Paredes a assuré que ces changements ne seraient pas acceptés, affirmant que la communauté mérite d’être visible et célébrée dans des espaces qui lui sont propres.



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