Les déclarations de Roberto Sánchez et l’impact sur le processus électoral

Une action de contestation avant la proclamation des résultats

Roberto Sánchez, candidat du parti Juntos por el Perú, a récemment dirigé une manifestation au centre de Lima. Il y a annoncé qu’une Action de Amparo serait déposée auprès du Poder Judicial. Cette démarche vise à protéger les droits constitutionnels de participation politique et à exiger la transparence du processus électoral, dont les résultats officiels doivent être proclamés le 3 juillet.

Sánchez a vivement critiqué les décisions du Jurado Nacional de Elecciones (JNE), affirmant que les modifications apportées aux règles avaient compromis la légalité et le respect du processus. “Nous iront chercher la justice dans toutes les instances. Nous présenterons un amparo car nos droits constitutionnels ont été lésés”, a déclaré le candidat.

Mobilisation populaire et soutien à la transparence électorale

La mobilisation a débuté vers 16h00 sur l’avenue Paseo Colón, et a rassemblé des délégations de plusieurs régions. La marche, sous la surveillance de la Police Nationale du Pérou, s’est déroulée pacifiquement. Sánchez a indiqué que cette action judiciaire marquerait le début de “journées démocratiques de lutte” et a annoncé son intention d’élever des revendications à des instances internationales.

Références aux irrégularités et aux démissions

Sánchez a aussi évoqué des événements récents, notamment la démission de l’ex-secrétaire général de la ONPE, Elar Bolaños, qui a quitté son poste après avoir signalé des irrégularités dans le système électoral qu’il n’aurait pas causées lui-même. Le discours de Sánchez a évoqué une atmosphère d’inquiétude sur la transparence des élections, et il a insisté sur le fait que de hauts fonctionnaires démissionnent en raison de graves irrégularités.

Cependant, il est pertinent de noter que les irrégularités signalées par Bolaños étaient liées aux Élections Régionales et Municipales de 2026, et non au processus électoral de la présidentielle.

Les implications juridiques de l’affrontement

Le constitutionnaliste Óscar Urviola a souligné que l’initiative de Sánchez pourrait entraîner une crise institutionnelle et nuire à la transition démocratique prévue pour le 28 juillet. Lors d’une interview, il a expliqué que le refus de respecter une décision du JNE constitue une contradiction avec les exigences de respect du cadre juridique péruvien.

Urviola a basé son avis sur l’article 38 de la Constitution péruvienne, qui impose à tous les citoyens de respecter l’État et ses institutions. “Ignorer le Jurado Nacional de Elecciones représente une violation directe de cette obligation”, a-t-il précisé.

Conclusion : un climat de tension politique

Les déclarations et actions de Roberto Sánchez mettent en lumière un climat de tension politique intense au Pérou. Alors que des accusations de fraude et d’irrégularités émergent, la manière dont le processus électoral sera géré dans les jours à venir reste cruciale pour la stabilité du pays. La possibilité d’un affrontement légal et institutionnel pourrait potentiellement influencer la perception et la confiance du public envers les résultats électoraux à venir.



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