Un Promesse Non Tenue de la FIFA

Avant le début de la Coupe du Monde, la FIFA avait promis un afflux massif de touristes dans les villes américaines. Dans l’optique d’un grand succès économique, elle avait anticipé un effet de vague sur les hôtels et les restaurants. Cependant, les prévisions n’ont pas été réalisées, laissant de nombreux acteurs du secteur déçus.

La Situation au Philadelphia Stadion

L’équipe brésilienne a remporté son match contre Haïti au Philadelphia Stadion, où l’atmosphère était festive, mélangeant chants en portugais et créole. Cependant, en interrogeant les fans vêtus de jaune et de bleu, la plupart se sont présentés comme venant de New York plutôt que de Haïti. L’accès à l’immigration des Haïtiens aux États-Unis est presque impossible, ce qui empêche de nombreux supporters de faire le déplacement.

De plus, les prix prohibitifs des billets découragent même les Brésiliens qui pourraient envisager le voyage. Cela soulève une question cruciale : où sont les spectateurs internationaux que la FIFA espérait ?

Des Estimations Contestées

La FIFA avait prévu un taux de touristes à hauteur de 60 % pour accompagner les événements. Daniel McLoughlin, propriétaire d’un restaurant à proximité du centre-ville de Philadelphie, constate une majorité de spectateurs locaux, avec peu d’étrangers présents. Cette absence des visiteurs internationaux entraîne des conséquences économiques négatives pour les restaurateurs et hôteliers de la région.

Une Correction des Prévisions

Les hôtels de Philadelphie, initialement confiants, ont dû revoir leurs attentes à la baisse. La plupart des visiteurs proviennent des environs, notamment du New Jersey, et restent moins longtemps que ceux qui auraient voyagé de loin, comme de Rio de Janeiro. La FIFA avait promis 500 000 visiteurs et près de 770 millions de dollars de revenus pour la ville, des chiffres qui semblent désormais irréalistes.

Des Facteurs Compliquant la Situation

Alors que certaines villes comme Dallas ou Kansas City accueillent un nombre important de spectateurs, d’autres comme Boston, New York et Philadelphie subissent une baisse de fréquentation. Cette situation est aggravée par la politique d’immigration restrictive de l’administration actuelle, qui limite l’accès aux touristes.

Un Avenir Incertain

La faible affluence de visiteurs a conduit à des ventes décevantes pour les restaurants et les bars à sport, bien que certains établissements de ce secteur connaissent un certain succès. Cependant, en général, les hôtels et restaurants des grandes villes nature de la compétition peinent à tirer profit de cet événement, à l’encontre des attentes initiales de la FIFA.

Ce constat demeure préoccupant et pose des questions quant à l’impact économique de la Coupe du Monde sur les villes hôtes américaines. La réalité, jusqu’à présent, est loin des promesses d’un “boom” de la FIFA.



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