Échec de la plainte d’un ancien membre des Domspatzen contre le Bistum de Ratisbonne
Un ancien membre des célèbres Regensburger Domspatzen a récemment échoué dans sa démarche judiciaire visant à obtenir des dommages-intérêts contre le Bistum de Ratisbonne. Ce plaignant réclamait environ 400 000 euros en compensation pour des souffrances endurées et des pertes de revenus, alléguant avoir été maltraité et abusé sexuellement dans une école maternelle du chœur de garçons à Pielenhofen, dans le district de Ratisbonne.
Klage wegen Verjährung abgewiesen
Le tribunal régional a rejeté la plainte en invoquant la prescription. Selon le porte-parole du tribunal, les actes auraient eu lieu au début des années 1990, soit il y a plus de 30 ans, ce qui a conduit à la décision. Bien que cet avis ait été rendu public, le tribunal a choisi de garder le contenu initial secret.
Les juges ont souligné qu’ils étaient tenus de respecter le « droit et la loi », même si cela était perçu par les victimes comme « injuste et blessant ». La législation antérieure concernant la prescription, qui plaçait le moment des délits au début des années 90, a été déterminante pour l’issue de cette affaire. De plus, les paiements d’environ 50 000 euros que le plaignant a reçus d’une commission indépendante ne sont pas considérés par le tribunal comme une reconnaissance de culpabilité de la part du Bistum.
Le jugement indique : « Avec l’entrée en vigueur de la prescription, un droit n’éteint pas nécessairement un crédit, mais le débiteur est en droit de refuser la prestation. » Il est précisé que le tribunal n’est pas chargé de porter un jugement moral sur le comportement de l’Église.
Bistum invoque le “non-savoir”
Le Bistum de Ratisbonne a demandé le rejet de la plainte, non seulement sur des bases de prescription, mais aussi en contestant les allégations d’abus. Dans sa déclaration, il a affirmé qu’il ne pouvait pas confirmer ce qui s’était passé, un point qu’il a présenté comme une position de “non-savoir”.
Le plaignant, âgé aujourd’hui de 43 ans, a déclaré avoir été interné entre septembre 1991 et juillet 1993 à l’école maternelle des Domspatzen à Pielenhofen, où il affirme avoir subi des actes de maltraitance graves. Il accuse le directeur de l’établissement de l’avoir violé et abusé à de nombreuses reprises.
Kläger: “Werde weiterkämpfen”
Après le verdict, le plaignant a partagé sur les réseaux sociaux : « Aujourd’hui, j’ai perdu devant le tribunal. Cela ne me plaît pas. Mais perdre une bataille ne signifie pas que la guerre est finie. Je suis toujours là, et je vais continuer à me battre. » Cette déclaration souligne sa détermination à poursuivre son combat pour la justice, malgré la décision défavorable rendue contre lui.
Le débat autour des affaires d’abus au sein des institutions catholiques continue de soulever des questions éthiques et juridiques importantes, tant pour les victimes que pour les autorités religieuses elles-mêmes. L’issue de cette affaire pourrait avoir des implications sur d’autres cas similaires à l’avenir.
