Stand: 17.06.2026 • 06:59 Uhr

En Haïti, des bandes criminelles contrôlent la majorité du pays, entraînant un cycle de violence incessant. Le Secrétaire général de l’ONU, Guterres, a récemment présenté des excuses lors d’une visite dans ce pays des Caraïbes.

António Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies, a exprimé des regrets lors d’un récent voyage en Haïti, soulignant l’inefficacité de la communauté internationale dans la lutte contre la violence des gangs. Lors d’une visite dans une école à Port-au-Prince, qui accueille plus de 1 250 réfugiés, il a rencontré des femmes ayant fui la violence et a déclaré : “Je vous demande pardon de ne pas avoir été capable de mobiliser la communauté internationale.”

Un rapport commandé par l’ONU indique que les gangs criminels contrôlent désormais 90 % du territoire haïtien. Le Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, a rapporté que depuis le début de l’année, la violence des gangs a causé 2 300 morts, 1 100 blessés et 99 enlèvements.

Les femmes et les enfants en première ligne

Guterres a exprimé sa profonde émotion face à la situation rencontrée sur le terrain. “Chaque jour est une lutte pour survivre. Les femmes et les enfants sont ceux qui paient le plus lourd tribut.” Son séjour d’une journée à Port-au-Prince a suivi une attaque dans le quartier côtier de Cité Soleil, où plus de 30 personnes auraient été tuées, blessées ou enlevées selon les renseignements d’une organisation locale de droits de l’homme.

Le pays est régulièrement frappé par des crises et des violences, et il est considéré comme l’un des plus pauvres au monde. Selon les données des Nations Unies, environ la moitié de la population est en situation de risque d’insécurité alimentaire.



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