Recommandation de l’UE : Fin des contrôles aux frontières internes du Schengen
Contexte actuel des contrôles aux frontières
Depuis l’automne 2024, l’Allemagne a mis en place des contrôles aux frontières, y compris pour les personnes provenant d’autres pays du Schengen. Ce dispositif, instauré par l’ancienne ministre de l’Intérieur, Nancy Faeser, a été renforcé par son successeur, Alexander Dobrindt. En toute, ces contrôles ont été prolongés à trois reprises, la dernière extension ayant eu lieu jusqu’à mi-septembre 2026.
Recommandations de la Commission européenne
La Commission européenne a récemment conseillé à l’Allemagne et à huit autres pays européens de supprimer ces contrôles. Selon l’UE, les conditions pour une telle cessation se sont considérablement améliorées grâce à la mise en œuvre du Pacte sur l’asile et la migration, qui entrera en vigueur dans les dix jours. Parallèlement, un nouveau système numérique d’enregistrement des entrées et sorties est opérationnel depuis l’automne 2025.
Alternatives efficaces aux contrôles stationnaires
La Commission souligne qu’il existe des méthodes plus efficaces pour garantir la sécurité des frontières que des contrôles stationnaires, tels que les contrôles policiers sélectifs et l’utilisation de technologies biométriques. Elle insiste sur le fait que les contrôles aux frontières doivent rester une exception et ne peuvent être justifiés que par des circonstances exceptionnelles.
Un cadre légal pour les contrôles
Le Code de Schengen stipule que des contrôles peuvent être instaurés uniquement en cas de “circonstances exceptionnelles”, de manière temporaire et comme dernier recours. Actuellement, en plus de l’Allemagne, des pays tels que l’Autriche, le Danemark, la France, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, la Slovénie et la Suède appliquent également des contrôles à leurs frontières.
La baisse des passages irréguliers
Un des arguments avancés pour maintenir ces contrôles est la menace pesant sur la sécurité publique, liée à une immigration incontrôlée, à la criminalité organisée et aux activités terroristes. Cependant, selon des données de l’agence de protection des frontières Frontex, le nombre de passages irréguliers en Europe a chuté de 40 % dans le premier trimestre de 2026, ce qui remet en question l’efficacité des contrôles prolongés.
Conclusion et perspectives
Alors que l’UE encourage la fin des contrôles internes du Schengen, il demeure à déterminer quand exactement ces mesures seront levées. L’avenir de la libre circulation des personnes en Europe dépendra de la capacité des États membres à protéger leurs frontières sans recourir à des mesures restrictives. Le dialogue continu entre les pays de l’UE et la mise en place de solutions innovantes seront cruciaux pour restaurer la confiance et maintenir la sécurité.

