Les États-Unis tentent depuis cinq ans de mettre Huawei hors jeu. Bien que cela ait commencé avec Huawei, il est essentiel de comprendre que cela fait partie d’une guerre commerciale plus vaste contre la Chine, impliquant des augmentations tarifaires, des sanctions et des listes noires pour certaines entreprises. Ces mesures empêchent les organismes publics d’utiliser la technologie de ces sociétés, bien qu’ils puissent parfois contourner ces restrictions. Parallèlement, les entreprises américaines et certaines européennes ne peuvent pas traiter avec la Chine si cela présente un risque pour la sécurité américaine.

Des exemples concrets incluent Nvidia, qui ne pouvait pas vendre ses meilleurs puces pour l’IA à la Chine, et ASML, qui est empêchée de vendre des machines de photolithographie avancée aux fonderies chinoises. L’objectif était d’isoler les entreprises et la technologie chinoise, mais paradoxalement, cela semble avoir eu un effet contraire. Le président actuel de Huawei a un message pour les États-Unis : “Merci”.

Huawei et l’accélération technologique grâce aux États-Unis

Dans un cadre plus contextuel, lors du Symposium international IEEE sur les circuits et systèmes à Shanghai, Huawei a présenté sa feuille de route technologique, axée non pas sur ses produits, mais sur la conception de puces, ses ambitions et ses nouvelles technologies.

Lors de cet événement, Xu Zhijun (président de l’entreprise) a publiquement remercié les États-Unis pour leur contrôle strict sur les voies commerciales et diplomatiques occidentales avec la Chine. Le point le plus marquant de cette présentation a été les projets de Huawei de fabriquer des puces d’une densité comparable à celles de 1,4 nanomètres, malgré l’absence de la machinerie appropriée.

La situation est que ASML ne peut vendre ses machines les plus avancées aux entreprises chinoises, obligeant Huawei et d’autres à innover par des moyens comme l’impression en couches multiples ou l’ingénierie inversée. Huawei a développé la ‘Loi de l’Échelle Tau’.

Au lieu de réduire la taille physique des transistors pour obtenir des puces plus denses, Huawei se concentre sur la réduction du temps de déplacement des signaux à l’intérieur des puces. Cela signifie que même si les composants ne sont pas plus petits, la densité des transistors sera comparable à celle des puces fabriquées avec des équipements de lithographie UV extrême.

Bien que cela soit complexe et nécessite de nombreuses adaptations en raison de l’impossibilité d’accéder à des machines UVE d’ASML, la société en est venue à apprécier cette pression. Xu Zhijun a déclaré : “Si les États-Unis n’avaient pas exercé cette pression, nous n’en serions pas là aujourd’hui, et nous leur sommes reconnaissants”.

China afirma que tener su propia ASML no es tan difícil. Al fin y al cabo "ASML es un simple integrador”

Cette dynamique confirme les préoccupations exprimées par Jensen Huang (CEO de Nvidia) et d’autres experts : les sanctions ne freinent pas le secteur technologique chinois, mais l’incitent à développer rapidement des alternatives.

Ces alternatives vont de la technologie inversée à la nouvelle architecture LogicFolding de Huawei, en passant par des méthodes plus conventionnelles comme l’achat clandestin de technologie ou l’espionnage industriel. Huang a récemment souligné que Nvidia et les États-Unis ne devraient pas perdre l’occasion d’être présents en Chine.

“Si les États-Unis n’avaient pas presser notre pays, nous n’en serions pas là. Nous leur sommes reconnaissants”

La Chine cherchera inévitablement à rivaliser avec les États-Unis, mais cette pression accrue stimule un engagement encore plus fort. Ainsi, Nvidia a récemment obtenu le feu vert pour vendre des GPU H200 à la Chine, mais le timing semble avoir été trop tardif.

Huawei presenta al mundo su superclúster para la IA: es un guiño a las Big Tech chinas y un recado para NVIDIA

Selon les prévisions, Huawei commencera à vendre des puces Kirin, utilisées dans ses téléphones, intégrant cette nouvelle technologie d’ici fin 2026. L’objectif est d’atteindre une densité comparable à celle des puces traditionnelles de 3 nm et d’égaler les puces de 1,4 nm d’ici 2031.

Nous devrons donc attendre les analyses externes pour valider les affirmations de Huawei. Néanmoins, il est évident que la Chine place la souveraineté technologique au cœur de sa stratégie, et son dernier plan quinquennal témoigne de ses ambitions à court terme.

Dans Xataka, il est mentionné que les tarifs douaniers ont accéléré une tendance en Chine : le rêve aspirationnel n’est plus d’acheter Apple, mais de privilégier les marques chinoises.



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