Décision du Tribunal Suprême sur la PENSION d’Ángel Ron

Le Tribunal Suprême, dans une décision récente, a statué que l’ancien président de la Banco Popular, Ángel Ron, n’a pas droit à sa compensation de pré-retraite, évaluée à 12,8 millions d’euros. Cette décision fait suite à une demande de révision introduite par Banco Santander.

Contexte de l’affaire

La Sala Civil du Tribunal Suprême a confirmé que la compensation devait être versée depuis la cessation de fonction de Ron en février 2017 jusqu’à son 65ème anniversaire. Banco Santander a acquis Banco Popular en juin 2017 pour un euro, une fois que les autorités financières européennes ont établi que l’institution, dirigée par Ron, était en situation de faillite. Cette acquisition a eu des répercussions désastreuses pour environ 300 000 actionnaires qui ont perdu tous leurs investissements.

La revendication de Santander

Banco Santander a exigé le remboursement des sommes perçues par Ron un an avant l’échec de la Banco Popular. Ceci inclut la compensation pour pré-retraite versée par Mapfre, qui a été interrompue suite à l’activation du processus judiciaire. Initialement, un jugement de première instance a condamné Ron, tandis qu’une décision ultérieure de l’Audiencia Provincial a statué en sa faveur.

Revirement de décision du Tribunal Suprême

Récemment, le Tribunal Suprême a donc annulé cette décision favorable à Ron, approuvant ainsi les revendications de Santander concernant l’exécution de la police d’assurance et la compensation pour pré-retraite. Ron avait cessé de percevoir cette pension dès le début des procédures judiciaires.

Détails financiers et juridico-commerciaux

Le Tribunal a confirmé que Ron doit rembourser 215 546 euros perçus à titre de rémunérations variables et 13 093 euros pour une avance de somme pour le premier trimestre de 2017. La possibilité pour Santander d’appliquer des clauses de récupération et d’ajustement (connues sous les termes ‘clawback’ et ‘malus’) a également été reconnue.

Débat autour de la nature de la compensation

Le différend majeur portait sur la qualification de cette compensation : était-elle à considérer comme une retraite ou comme une rémunération variable? Le Tribunal a tranché en affirmant qu’il s’agissait d’une compensation économique liée à la fin du contrat, et non d’une simple pension de retraite.

Conclusion

Cette affaire illustre les complexités du droit des affaires et des compensations en matière de gouvernance d’entreprise, marquant une étape significative dans la régulation des indemnités des hauts dirigeants. Santander est maintenant en position de récupérer les montants en suspens, en mettant fin à une période d’incertitude concernant la compensation d’Ángel Ron.



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