La corrida de Puerto de San Lorenzo : un fiasco annoncé

La corrida de Puerto de San Lorenzo et La Ventana a été une véritable épreuve pour les amateurs de tauromachie, un désastre partagé par le public et tous les acteurs de San Isidro. La performance décevante de José Juan Fraile a contribué à cet échec, mais il est difficile de ne pas penser que la corrida était déjà “sentenciada” dès le départ. Cela se manifestait non seulement par les cris du public, mais aussi par la précipitation d’Iñaki Sanjuán qui, en brandissant le fameux pañuelo vert, a accentué les tensions.

Pablo Aguado : une lourde défaite

Pablo Aguado a été particulièrement touché par ce fiasco. Recevoir trois avis de la part du président est toujours un moment délicat, mais le fait qu’Aguado n’ait pas su maitriser le toro idéal pour lui a ajouté à son désespoir. Son incapacité à litige dans l’arène démontrait non seulement un manque de plan, mais également une fragilité d’esprit et de technique. À l’apparition de Lirio, un toro prometteur, la possibilité d’un retournement de situation se dessinait. Pourtant, la gestion des terrains a pesé sur son allégeance, et la promesse d’une belle faena s’est vite évaporée.

Les ratés d’une faena : entre espoir et banalité

La prestation d’Aguado a commencé sur de bonnes bases, avec un certain enchaînement de passes. Mais il a rapidement perdu le contrôle, échouant à occuper un terrain favorable. Malgré des moments de grâce, les erreurs de jugement ont conduit à une chute spectaculaire de son art. Un toro désigné pour donner lieu à une performance mémorable s’est cru oublié face à un torero égaré. Au final, le naufrage a été tel que même les spectateurs ont commencé à ressentir une vague de colère contre l’incapacité d’Aguado à conclure le combat.

Un atmosphère hostile en circuit fermé

À 21h05, Aguado aurait dû prendre l’initiative face à un sixième toro qui promettait quelque chose. Malheureusement, en reculant au lieu d’avancer, il a perdu de la face et sa faena est devenue fade et sans vigueur. Ce sentiment d’inutilité s’est intensifié lorsque la foule, hostile, a semblé totalement déconnectée de ce qui se déroulait dans l’arène.

Une tarde marquée par la précipitation

La corrida elle-même semblait avoir été précipitée dans son organisation. Les toros, bien que présentés avec soin, manquaient de puissance et de caractère. José María Manzanares et Juan Ortega n’ont guère brillé, leur performance s’est souvent heurtée à celle des toros qui avaient apparemment perdu leur éclat au fur et à mesure de la corrida. La désillusion était palpable, non seulement chez les toreros, mais également chez les aficionados.

Conclusion : la torride réalité de Las Ventas

En somme, la corrida du 21 mai 2026 est à classer parmi les plus désastreuses de la saison, avec un arrière-goût amer pour tous ceux qui ont cru à des promesses de bravoure. Il ne fait guère de doute que les prochaines apparitions d’Aguado à Madrid seront scrutées avec un mélange d’attente et de scepticisme. Le chemin vers la rédemption semble long et semé d’embûches pour le jeune torero.



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