David Solomon et la Génération Z : Un message d’effort et de résultats
David Solomon, le CEO de Goldman Sachs, est une figure emblématique de Wall Street. Dans un discours prononcé à l’école de commerce Wharton, il a partagé son parcours, illustrant son ascension grâce à la discipline et au travail acharné. Son histoire, celle d’un jeune qui a commencé en lavant des plats et à servir des glaces, semble pourtant déconnectée des réalités vécues par la Génération Z.
La gestion du temps : Un conseil intemporel
Solomon évoque comment, adolescent, il jonglait entre trois sports, le conseil étudiant et un emploi dans une crèmerie. Face à des problèmes financiers, il reçoit de son père le conseil de chronométrer ses activités. Cette méthode lui permit de repérer le temps perdu et d’optimiser son emploi du temps. Au bout de trois semaines, il dégagea du temps pour un deuxième job chez McDonald’s.
Un monde du travail en mutation
Cependant, la promesse d’un progrès par le travail acharné n’est plus aussi évidente pour les jeunes aujourd’hui. Selon une étude de la plateforme de recrutement Greenhouse, le nombre de candidatures par offre d’emploi a augmenté de 111 % entre 2022 et 2025. Pour chaque offre, il y a désormais deux fois plus de candidats, rendant la compétition farouche.
Les défis actuels de la Génération Z
Suzy Welch, experte en motivation, souligne un écart croissant entre l’effort et la reconnaissance. Alors que les jeunes travaillent aussi dur que les générations précédentes, ils n’ont plus la garantie que cet effort sera récompensé par une avancée professionnelle. Cela crée un sentiment d’insatisfaction et de désespoir à l’égard de leur avenir professionnel.
Santé mentale et travail
Un rapport de PwC met en lumière une triste réalité : 42 % des jeunes de 18 à 24 ans qui se sont retirés du marché du travail le firent en raison de problèmes de santé mentale. De plus, les jeunes du Royaume-Uni sont presque cinq fois plus susceptibles de ne pas trouver de travail comparé à leurs aînés.
Un système économique inégal
Les sondages révèlent une perception généralisée que les jeunes d’aujourd’hui vivront dans des conditions pires que celles de leurs parents. En Espagne, par exemple, 58 % des citoyens croient cela, et 84,4 % estiment que les jeunes rencontrent plus de difficultés à s’émanciper.
La déception face à la promesse d’un avenir meilleur
Une enquête de The Conversation révèle que la Ged Z est de plus en plus sceptique face à l’idée d’une ascension sociale basée sur le mérite. Les déclarations des jeunes soulignent un décalage avec leurs attentes. Ils se trouvent souvent confrontés à un avenir incertain, malgré les efforts investis pour leur éducation et leur formation.
Conclusion : Repenser le message
Alors que Solomon prône l’importance de l’effort, il est vital de reconnaître les défis uniques auxquels la Génération Z est confrontée. Le monde du travail, en constante évolution, exige une adaptation des messages et des attentes. Il est impératif de redéfinir ce que signifie réussir dans une ère où le travail acharné ne garantit plus une vie meilleure. Amplifier la compréhension entre les générations peut aider à construire un avenir professionnel plus équitable pour tous.

