Clarification de la MOE sur la réunion du 14 mai
La Misión de Observación Electoral (MOE) a récemment précisé qu’elle n’a pas participé, organisé ni coordonné la réunion du 14 mai 2026 à la Casa de Nariño entre le président Gustavo Petro, des magistrats du Consejo Nacional Electoral (CNE), et des délégués de missions internationales. Cette annonce a été faite dans un communiqué officiel le 15 mai, répondant ainsi à des controverses qui circulaient sur les réseaux sociaux concernant la présumée présence de la MOE à cet événement.
Une absence, mais pas un éloignement
Dans son communiqué, la MOE, dirigée par Alejandra Barrios, a souligné que son absence à cette réunion ne doit pas être interprétée comme un désengagement vis-à-vis du processus électoral colombien. La MOE a plutôt valorisé cet événement comme un engagement positif de l’État colombien vers la transparence et la coopération internationale en matière électorale.
Engagement continu envers l’observation internationale
La MOE a rappelé qu’elle entretient une collaboration active depuis 20 ans avec les missions d’experts internationaux, promouvant ainsi le droit des citoyens à participer et à surveiller le pouvoir politique. Bien qu’elle n’ait pas eu de rôle direct dans l’organisation de la réunion, la MOE considère essentiel le compromis de l’État envers le suivi international des élections.
Mention spécifique de l’absence
Le communiqué précise : “Cette organisation n’a pas organisé, coordonné ni participé à la réunion qui s’est tenue à la Casa de Nariño le 14 mai entre le président de la République Gustavo Petro Urrego, le ministre de l’Intérieur Armando Benedetti, des magistrats du CNE, et des missions d’experts internationaux.”
Transparence et monitorage électoral
La réunion au sommet, qui a exclu la MOE, a mis en lumière les questions soulevées par le président Petro concernant le logiciel de dépouillement électoral. Le ministre Benedetti a rapporté que le président a exprimé des préoccupations sur l’auditabilité de ce logiciel, qui, selon lui, apparaît mais ne peut pas être vérifié de manière indépendante.
Défense du processus électoral
En réponse, José Antonio de Gabriel, directeur adjoint de la MOE-UE, a défendu l’intégrité du processus électoral colombien : “Nous respectons toute question légitime. L’important réside dans la transparence des données, qui sont comptées manuellement et vérifiées par des comités ouverts où siègent des juges,” a-t-il déclaré, soulignant que chaque étape peut être observée, ce qui est crucial pour garantir la transparence.
Déploiement international d’observation
À l’approche des élections, le déploiement d’observateurs internationaux sera significatif. La MOE-UE a déjà engagé 150 observateurs à travers la Colombie, tandis que le Centre Carter, reconnu mondialement, a annoncé sa participation directe aux élections du 31 mai. Cette combinaison d’efforts nationaux et internationaux vise à assurer une surveillance pluraliste.
Conclusion sur l’importance des élections
Les élections présidentielles en Colombie sont fixées au 31 mai. Les autorités et organismes internationaux se préparent activement pour garantir la transparence des élections, renforçant ainsi la confiance du public dans le processus démocratique.

