La Generalitat implante un plan d’urgence pour sa seule barrage : La sécurité ne peut attendre
Contexte tragique de la crise hydraulique
Le 29 octobre 2024, la province de Valence a été frappée par une dana sans précédent qui a coûté la vie à 230 personnes. Ce désastre a mis en lumière une réalité alarmante : aucune des barrages opérant dans la Communauté valencienne n’avait de plan d’urgence opérationnel. Parmi eux, la presa de Forata a été particulièrement mal lotie, étant à un cheveu de l’effondrement sans le soutien d’un protocole d’urgence en vigueur.
Avancées de la Generalitat
Un an et demi après cette tragédie, des changements notables ont été réalisés. La seule installation sous le contrôle de la Generalitat Valenciana, la presa de Buseo, a finalement mis en place un plan d’urgence. Ce plan comprend :
- Le déploiement de six sirènes d’alerte destinées à la population,
- Un système de communication dédié,
- Un centre de contrôle intégré à la structure,
- Une salle mobile pour la gestion des urgences.
De plus, des exercices de simulation ont été réalisés, impliquant le personnel de la presa et les résidents de cinq municipalités environnantes.
L’absence de plans d’urgence ailleurs
Malheureusement, les 18 autres barrages gérés par l’État restent sans plan d’urgence, ce qui soulève de sérieuses inquiétudes. Les barrages de Buseo et Forata ont débordé lors de la catastrophe. Le conseiller valencien en agriculture et en eau, Miguel Barrachina, a exhorté le gouvernement de Pedro Sánchez à prioriser les investissements hydrauliques dans une région vulnérable aux événements climatiques extrêmes.
Appels à l’action
Barrachina a souligné que si la Generalitat pouvait avancer dans ces mesures avec des ressources limitées, l’État, avec ses ressources supérieures, devrait être en mesure de le faire également. Il a insisté sur le fait que “la sécurité des habitants de la Communauté valencienne ne peut attendre”. Il a déclaré : “Notre presa est opérationnelle. Maintenant, c’est au tour de l’État.”
Procédure judiciaire et préoccupations de sécurité
Une plainte a été déposée contre la Confédération Hydrographique du Júcar (CHJ) pour ne pas avoir effectué ses révisions périodiques de sécurité depuis 2017. Cette plainte est fondée sur des alertes émises par des ingénieurs experts concernant l’absence de plan d’urgence, pourtant approuvé depuis 2013.
Investments pour une meilleure sécurité
En parallèle à l’implémentation du plan d’urgence, la Generalitat a lancé un plan d’investissement pour renforcer la sécurité de la presa de Buseo, qui date de 1906. Après des travaux d’urgence initialement coûteux, le gouvernement valencien s’apprête à investir 9,5 millions d’euros dans la construction d’un anneau périmétrique visant à ancrer le barrage et à prévenir toute rupture.
Perspectives d’avenir
Les étapes suivantes incluront la recherche d’une solution définitive pour la presa de Buseo. Barrachina a souligné qu’il est crucial d’écouter les collectivités locales et l’État pour garantir la sécurité à long terme. Il reste incertain comment gérer l’évacuation d’une presa de six hectomètres sans capacité pour de grandes compuantes, d’où la proposition de transfert de la gestion de Buseo à l’État.
Conclusion
La situation des barrages en Espagne met en lumière l’importance d’une approche proactive en matière de sécurité hydraulique. Alors que la Generalitat prend des mesures pour assurer la protection de ses citoyens, il est impératif que l’État suive son exemple et agisse rapidement pour prévenir de futures tragédies. La sécurité des communautés vulnérables ne peut plus attendre.
