Suspension des accréditations de presse au Congrès : Vito Quiles et Bertrand Ndongo dans la tourmente

Contexte de la décision

Madrid, 14 mai (EFE) – Le Congrès des députés espagnols vient de notifier la suspension cautéraire des accréditations de presse de Vito Quiles et Bertrand Ndongo. Cette annonce a été faite à l’attention des médias pour lesquels ces deux journalistes travaillent, principalement EDATV et Periodista Digital. La décision a été prise par la Mesa de la Cámara et communiquée aux parties concernées.

Raisons de la suspension

La suspension des accréditations a été motivée par des altercations survenues au sein du Congrès au cours des dernières semaines. Ces incidents ont mis en lumière des tensions croissantes et un “notable deterioro de la convivencia” au sein de l’Assemblée. Les membres de la Mesa, qui incluent la présidente du Congrès, Francina Armengol, ont décidé de prendre des mesures pour protéger les droits des députés ainsi que ceux des représentants des médias.

Incident de la notification

Bien que la suspension ait été effective, Bertrand Ndongo a réussi à entrer dans le Congrès avec son accréditation un jour avant la notification officielle. Cela a été confirmé par des sources parlementaires et documenté par un vidéo qu’il a publié sur les réseaux sociaux, où il apparaît avec Alfonso Rojo, le directeur de Periodista Digital, qui détenait également sa propre accréditation. En revanche, Vito Quiles s’est vu refuser l’accès au Congrès, car son nom ne figurait plus sur la base de données des journalistes accrédités.

Réactions des responsables politiques

La décision de retirer les accréditations a été adoptée avec l’accord de la majorité de la Mesa, incluant les membres du PSOE et de Sumar. Cependant, les représentants du Parti Populaire (PP) ont choisi de ne pas participer au processus décisionnel. Ce manque de consensus pourrait avoir des répercussions sur la perception publique de la gestion des affaires parlementaires.

Recours juridiques envisagés

Face à cette situation, David Ndongo et Vito Quiles ont émis l’intention de contester la décision judiciaire. Ils prévoient de porter l’affaire devant les tribunaux, invoquant l’article 56.2 de la Loi sur le Procédure Administrative Commune, qui régit les droits et procédures liés aux accréditations de presse.

Conclusion

La suspension des accréditations de Vito Quiles et Bertrand Ndongo soulève des questions importantes sur la liberté d’expression et le droit à l’information en Espagne. Les événements récents mettent en lumière des tensions qui, si non résolues, pourraient affecter durablement la dynamique entre la presse et les institutions politiques. L’issue de cette affaire sera scrutée de près, tant par les médias que par le grand public, marquant ainsi un tournant potentiel dans le paysage médiatique espagnol.



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