Contexte et déclarations publiques

Le MV Hondius s’apprête à accoster, mais des préoccupations inattendues surgissent. Le président canarien, Fernando Clavijo, a exprimé des inquiétudes infondées concernant la présence potentielle de rongeurs porteurs de hantavirus à bord, affirmant qu’ils pourraient nager jusqu’à la côte. Ces déclarations, issues d’une consultation à une intelligence artificielle, ont suscité une réaction rapide du secteur de la santé.

Analyse des risques liés au hantavirus

Sanidad a publié un rapport intitulé “Informe roedores”, clarifiant la situation. Le texte précise que le Oligoryzomys longicaudatus, un rongeur typiquement patagonien, est le seul hôte naturel du hantavirus de type Andes. Il vit principalement dans les zones boisées de Chili et du sud de l’Argentine, et ne se trouve pas en Europe. Ainsi, la présence de ce rongeur sur le MV Hondius est extrêmement improbable.

Éco-biologie du rongeur hôte

Ce rongeur, le colilargo, est associé à des habitats locaux spécifiques, loin des zones portuaires. Le professeur Daniel Antenucci souligne que ce type de rongeur préfère les environnements ruraux, tels que les forêts et les champs, et ne se déplacerait pas vers des zones peuplées comme un bateau de croisière.

Caractéristiques non-concernées des rongeurs urbains

Les rats, souvent cités dans des contextes alarmistes, ne sont pas des réservoirs du hantavirus de type Andes. Sanidad rappelle qu’ils ont vérifié l’absence de rongeurs sur le navire, écartant ainsi le risque de transmission. En cas de présence de rongeurs, des mesures strictes de contrôle et de nettoyage seraient mises en œuvre.

Origine des cas de hantavirus

Les rapports de santé suggèrent que certains passagers ont pu contracter le virus en Argentine, plutôt qu’à bord du navire. Les études antérieures confirment la transmission par contact étroit, et non par des rongeurs. Aucun cas n’a été signalé depuis l’instauration de mesures de prévention.

Transmission aux rongeurs locaux : impossibilité

Même dans un scénario hypothétique où un colilargo aurait rejoint le bateau et réussi à nager jusqu’à la côte, il ne pourrait pas infecter les rongeurs locaux. Les écologies de ces virus sont étroitement liées à des espèces spécifiques. L’absence de réservoirs de hantavirus en Espagne renforce cette impossibilité.

Répartition géographique et historique

La majorité des cas de hantavirus se retrouvent en Asie et en Amérique du Sud. En Europe, des cas isolés ont été documentés, mais rien n’indique une propagation à partir de navires de croisière en provenance de pays hôtes du virus. Le nombre de croisières passantes en Europe, sans précédent d’épidémie, souligne la sécurité des mesures en place.

Conclusion

Les inquiétudes autour du MV Hondius semblent largement infondées selon les experts. La combinaison d’une recherche scientifique rigoureuse et de mesures de santé publique appropriées devrait rassurer la population sur les risques liés au hantavirus et à la sécurité des croisières.



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